J’avoue avoir quelques difficultés avec le concept du « travailler plus », que ce soit pour « gagner plus » ou autre. Parce que le « travailler plus » me semble conduire directement au trépas sans avoir vu autre chose que son travail, raison première, non exclusive mais déjà suffisante en elle-même pour refuser de travailler plus donc nécessairement trop.

Je suis alors surprise lorsque je lis qu’une étude sur la sexualité conduit à cet adage : travailler plus pour baiser plus. En fait, la formule est personnelle, et un des nombrables articles consacrés à ce sujet pris sur Terrafemina exprime cela en termes choisis : « travailler plus pour faire l’amour plus souvent ».

Pensez donc, ceux qui travaillent plus de cinquante heures par semaine auraient une vie sexuelle plus (mieux?) remplie. Mais ils se dopent, ces gens-là ? Ils ne sont pas fatigués ? Jamais ? Ou alors ils sont tellement stressés et fatigués qu’ils baisent mécaniquement pour évacuer ce qui les mine ?

Bref, l’ « étude » en question me laisse goguenarde. Surtout quand j’imagine la qualité de la baise chronométrée pour qu’elle n’empiète pas sur le temps de travail.