Depuis plusieurs mois, j’allais de mal en pis. Une semaine toutes les quatre semaines, j’étais dans un sale état. C’était le syndrome prémenstruel, avec des effets atroces : je ne parle pas de la tension des seins au point qu’ils étaient très sensibles, même douloureux, c’est un épiphénomène, je ne parle pas uniquement des maux de tête, gênants certes, mais qui peuvent encore être surmontés avec un doliprane. Je ne parle pas seulement d’irritabilité. Une semaine par mois, j’étais certes plus facilement irritable. Mais je me sentais surtout atrocement triste, déprimée, je pleurais pour un rien, j’avais l’impression que tout le monde m’en voulait, je ne pouvais plus sortir de chez moi pendant un jour ou deux où le phénomène se manifestait le plus. Je pouvais essayer de me raisonner, je savais que j’étais dans « la mauvaise période » et que toute réaction était amplifiée, je savais que je prenais mal tout ce que l’on pouvait me dire, tout ce que je pouvais voir, parce que je n’étais plus maître chez moi, que mon psychique était sans dessus dessous : il m’était impossible d’y parvenir. J’attendais donc impatiemment l’arrivée de mes règles. C’était un soulagement : je reprenais goût à la vie, je n’étais plus abattue.

J’ai enfin, le 1er février dernier, évoqué ce problème auprès de la gynécologue (que je n’avais pas vue depuis trois ans…). Et je suis époustouflée du résultat obtenu après un mois de traitement, alors même que j’ai choisi de ne prendre que du magnésium et des comprimés homéopathiques (folliculinum, une dose à J+8 et une à J+21), délaissant la prise de progestérone (que je ne comptais demander en pharmacie qu’après plusieurs mois, si jamais le magnésium et l’homéopathie ne suffisaient pas). C’est le premier cycle depuis des mois où je n’ai senti qu’une tension des seins à J+27, où je n’ai pas eu mal à la tête et où, et là c’est merveilleux, les oiseaux chantent, il fait soleil et j’ai pas du tout été déprimée. J’ai d’ailleurs beaucoup plus d’énergie, me sens moins fatiguée en journée, même en dehors de cette période prémenstruelle. Imaginez comme cela me change la vie ! Plus de journées à me morfondre, à pleurer, esclave de ces réactions pénibles, incapable de faire quoi que ce soit (d’autant plus que je cumulais avec des maux de tête). Le traitement, j’imagine, n’est pas seul en cause et la luminosité ambiante doit jouer beaucoup dans ce phénomène, mais quelle joie ! Pourvu qu’il en soit ainsi désormais chaque mois, et ce sera le bonheur !