Pas de nausée cette fois-ci. Quand je vous disais l’efficacité de la prise de magnésium sur plusieurs mois… Mon humeur en est transformée.

Bref, le livre est sorti, un texte à moi se trouve à l’intérieur et j’en suis plutôt contente, même si le texte en question n’est pas une oeuvre d’art. Je veux bien sûr parler du recueil Osez 20 histoires de voyeurs et d’exhibitionnistes, aux éd. La Musardine. Et le texte en question, écrit sous le nom de ChocolatCannelle, s’intitule Homme à exhiber.

Une petite histoire sur ce texte ?

Je connais bien les sites d’exhibition pour en avoir fréquenté plusieurs. Les demandes directes et crues. C’est tout un monde, qui peut sembler effroyable, abjecte, et étrangement fascinant. Parce que ce qui est glauque m’attire tout autant que cela me répugne et que j’aime cette tension. Il ne faut pas se leurrer : sur ces sites, les hommes vous tombent dessus avec leur taille de bite et quand vous êtes une femme, on vous dit d’écarter les jambes pour mieux se rincer l’oeil. J’ai choisi dans ce texte de prendre le contre-pied : c’est une femme qui donne de tels ordres à un homme pressé d’obéir. Le début de mon texte ne me semble pas très bien mené, c’est un peu traînant, et blabla bla, ça ressemble à un article sexo de magazine féminin. Par contre je me suis bien amusée à écrire la scène avec l’homme du net. J’y ai clamé par l’intermédiaire de la narratrice mon amour des fesses masculines rebondies. Ensuite, la perte de contrôle de la narratrice, puis le retour du contrôle. Finalement, ce texte est un jeu de yoyo sur le contrôle d’un personnage féminin sur les événements. C’est aussi un texte assez conventionnel. Peu de fantaisie verbale. A part le terme « barbie » pour désigner le zob du gars du net, parce que c’est son joujou au bout rose comme un jouet de fille, c’est très basique. C’est un texte que j’ai écrit en essayant de coller au thème, à ce que l’on pouvait attendre, du moins dans ce que j’imaginais tel. Ce n’est pas un texte dans lequel je me suis investie, contrairement au prochain à paraître, en avril donc, dans une revue numérique. (Et là, de fait, je n’ose pas relire ce que j’ai écrit, je crains de trouver ce texte trop mauvais…)
(J’espère que je ne vous décourage pas de le lire. Si ? Je ne suis pas toujours tendre avec mes propres productions, mais cela ne signifie pas nécessairement que ce que j’écris est mauvais. Mieux vaut vous faire votre propre opinion, en somme ! Et puis, si cela peut vous encourager à lire, j’ai eu de bons retours sur ce texte, au moment où je l’ai écrit.)

Une dernière petite histoire à propos de ce texte : il a tout de même, il faut le dire, été inspiré par Stéphane Rodet qui me demandait si je ne voulais pas rejoindre tel site d’exhib qu’il fréquentait alors. J’ai repris le nom du site, avec une petite variante et le récit en a découlé. Conclusion : je lui dédie cette histoire 🙂