– Il était chelou, ton mec !

Je faisais quelques emplettes dans les ruelles d’Aigues-Mortes, hier matin, quand j’ai entendu ces paroles, prononcées assez fort par une femme assise sur un trottoir, un téléphone collé à l’oreille. Je me suis rapidement mise au frais, ai allumé ma liseuse, et, en me rappelant ces propos, j’ai pensé que c’était peut-être un signe. J’ai lu Le Mec de l’underground par Le Mec de l’Underground.

–  Tu lui as pas dit ton blase, au belge ?
– Nan pourquoi ?
– Tu sais comment il t’a appelé ?
– Nan, vas-y !
– Le mec de l’underground !

Avant d’être un livre publié par Edicool, il s’agit un blog que j’ai découvert suite aux recommandations faites par un libraire lui-même blogueur. L’eBook éponyme est une sorte de roman par feuilletons, une série de petites histoires qui présentent une chute, mais qui doivent se lire dans l’ordre. Il y a ainsi : Le mec de l’underground, Follow the black rabbit, Rodéo dans l’Underground. C’est court. J’aurais apprécié de lire davantage d’épisodes.

Dans ces textes, ça bastonne et ça saigne. Cela se passe la nuit, on se drogue ou on évite de marcher sur une seringue, on poursuit ou on fuit, on parle aussi : le mec de l’underground sert de guide à un Belge, évoque ses problèmes de création de site avec the black rabbit, propose d’enterrer un keuf vivant… Toutes les soirées ne se ressemblent pas, et pourtant, elles sont toutes pourries.

La langue est assaisonnée, le rythme trépidant. J’ai bien aimé ce livre et je le recommande.

 – Moi t’façon j’kiff pas lire.
– Alors lis-moi, tu vas kiffer.

Le Mec de l’underground, Le Mec de l’Underground, éd. Edicool, 1,99€

http://www.edicool.com/le-mec-de-lunderground/