Récemment, je me demandais quoi faire de certains textes qui m’ont d’abord plu, que j’ai ensuite détestés et que j’ai enfin aimés lorsque je les ai relus. Tout texte passe par des phases diverses. L’important étant qu’au final, je me rende compte que mes écrits ne sont pas si mauvais que j’ai pu les croire dans la phase de dénigrement précédente. Forte de cette constatation, je me suis mise en quête du lieu où les proposer. Bien sûr, je garde certains textes suffisamment développés pour les proposer aux éditions Dominique Leroy. Mais les autres ? Ceux qui sont trop courts ? Ceux qui ne sont pas tout à fait dans ce que je pourrais qualifier de ligne éditoriale, même si je ne sais pas toujours très bien moi-même comment la définir ?

J’ai donc pris la liste des éditeurs numériques, j’ai éliminé ceux qui ne publient que de la littérature jeunesse, des polars, etc., me contentant ou des éditions généralistes peut-être ouvertes à un peu d’érotisme ou des éditions qui proposent déjà une collection érotique. Il y a des maisons d’édition que je connais de réputation, dont j’ai pu lire un livre, il y a celles que je n’ai pas envie d’approcher, etc. Que restait-il ? L’ivre-book, entre deux ou trois autres noms. A première vue, la maison d’édition me semblait correcte : soin apporté aux couvertures, publications qui me semblaient intéressantes. Alors, pourquoi pas là ?

Je n’avais rien à perdre, j’ai donc envoyé un courriel pour demander si la maison d’édition pourrait être intéressée par un texte sensuel, un brin érotique, un texte très court de surcroît. L’éditeur, Lilian, m’a répondu qu’il n’acceptait plus de manuscrits actuellement, sauf que l’érotique l’intéresserait car il pensait justement créer une collection. J’étais donc arrivée pile au bon moment avec ma question. J’ai adressé mon texte, Isa, été 93. Et la réponse n’a pas tardé : le texte lui plaisait. Cool, ai-je pensé. Puis-je en proposer un autre ? J’ai donc adressé Delirious. Lilian m’a suggéré de modifier la fin, ce que j’ai fait. Texte accepté. Alors de retour chez moi après quelques jours passés en Lorraine, j’ai repris un texte à l’abandon. Je n’avais plus de motivation pour l’écrire, j’en ai alors trouvé une : un possible débouché pour un texte certes érotique, mais aussi un texte doublé plus ou moins d’une histoire d’amour. J’ai terminé l’écriture d’ Un Stage érotique. Lilian l’a accepté. J’ai signé un contrat pour ces trois textes. Elle n’est pas belle, la vie ?

La collection érotique de L’ivre-book va donc naître prochainement. Elle s’appelle L’ivre des Sens. Pour fêter l’événement, j’ai proposé à l’éditeur, Lilian Ronchaud, de répondre bientôt à quelques questions : vous lirez un jour ou l’autre cette interview sur ce blog, dans la rubrique « littérature érotique » bien sûr. Et ce n’est pas tout. Vous avez pu lire précédemment À voyeur, voyeur et demi dans Cohues n°10. Vous pourrez retrouver ce texte sous forme d’eBook, dans cette collection L’ivre des Sens des éditions L’ivre-book. Ce sera une publication gratuite…

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