En principe, rien, la question ne devrait même pas se poser : un auteur numérique est un auteur comme un autre, c’est le support de publication qui diffère. Sauf que…

Avec le numérique, comme je l’expliquais précédemment à propos des réseaux sociaux du livre et du moyen de faire connaître les eBooks via Internet, certaines données diffèrent ; la communication via Internet est primordiale. De fait, les auteurs sont aussi amenés à utiliser les ressources qui sont mises à leur disposition. Ils n’interviendront pas dans une librairie pour dédicacer leurs livres. Le contact avec les lecteurs a lieu sur la toile, et pour cela, plusieurs moyens mis à leur disposition : ces mêmes réseaux sociaux du livre, les réseaux sociaux de type facebook, google+, twitter…, les blogs (et principalement le leur, car il devient de plus en plus important pour un auteur, afin de se faire connaître, de posséder un espace qui lui est propre), les forums de lecture… Se faire connaître, faire connaître les textes que l’on a publiés, échanger avec des lecteurs : tout cela passe par le net. Or, les auteurs de publication papier font parfois davantage d’efforts en ce sens que les auteurs numériques… Alors même que le nombre de vente d’eBooks, on peut le constater, évolue si les auteurs de ces livres numériques utilisent les ressources précitées.

C’est le travail de la maison d’édition, peut-on répondre. Certes. Mais lorsque une séance de dédicace est organisée, l’auteur s’y rend, ce n’est pas la maison d’édition qui va signer l’ouvrage à sa place. L’auteur papier fait donc un travail de promotion que l’auteur numérique ne fait pas. Tout ce que l’on attend de cet auteur numérique, c’est qu’il communique au moins un peu à propos de sa ou de ses publications. Rien n’est exigé, chacun fait comme il le souhaite, selon ses possibilités, compétences et envies. Seulement beaucoup ne se rendent pas encore compte de l’intérêt de cette participation, même mince, à l’effort de promotion. Et c’est dommage.