Je me rends assez souvent à Aigues-Mortes, à des périodes différentes de l’année. C’est la première fois que je m’y trouve lors du salon du livre organisé chaque année, depuis dix ans, paraît-il (information obtenue sur place auprès des auteurs qui y participaient le week-end dernier). Le salon du livre n’est pas très grand, les auteurs occupent la salle dite des Capucins, qui se trouve derrière la statue, sur la place St-Louis. C’est une jolie salle. Lors de notre dernier passage, nous y avions admiré une exposition d’enluminures.

Des auteurs locaux, régionaux, beaucoup d’écrits régionalistes donc (nous avons ainsi choisi un roman pour ma belle-mère dont l’intrigue se déroule dans les Cévennes. Je n’ai malheureusement pas retenu le nom de l’auteur car nous avons offert aussitôt ce roman), mais pas uniquement. Un recueil de poésie. Des livres pour la jeunesse. Une telle éditée chez Edilivre, tel autre Au Diable Vauvert. Des maisons d’édition inconnues aussi, comme Irysnoir, fondée par une auteure, Marie Kocajda-Tanguy, parce que posséder un numéro de SIRET peut être important pour participer à certains salons, nous a-t-elle confié. Auteure de quatre romans, Marie Kocajda-Tanguy parle avec verve de ses écrits. J’ai commencé la lecture de Le Visage du songe, et je trouve ce livre pas mal du tout, après avoir lu une petite cinquantaine de pages. Il m’intrigue, j’ai envie de connaître la suite… Son quatrième roman, La Trahison des lys, que je lirai peut-être un jour, me semblait intéressant aussi : un fait divers, un cadavre trouvé par un chien, on ignore de qui il s’agit…

Nous y avons croisé un auteur de polars, Michel de Roy (http://www.michelderoy.com/). Et c’est en allant sur son site, à l’instant, que je me rends compte que les éditions de L’enclave sont aussi sa propre création. Des livres noirs, en format de poche, pour un prix de 8,90€ chacun. C’est une bonne formule, il me semble. De fait, nous en avons acheté deux, Sans issue et Séquestration. Lorsque j’ai pris Séquestration en mains, l’auteur m’a mise en garde : « c’est un peu hard… sexuellement… ». J’ai répondu que cela ne me posait pas de problèmes. Mon mari a chuchoté « s’il savait… ! », ce qui me fait encore rire en ce moment.