J’aime acheter par moments des livres dont plus personne ne veut. Des livres accumulés dans un dépôt-vente ou dans un magasin qui propose des invendus, des fins de série, etc. au milieu d’un bric-à-brac de désodorisants ou de bottes en plastique. Hier, j’ai fait une opération de sauvetage de livres dans un tel lieu. Et parmi les livres sauvés, un court roman, Chicago blues de Corinne Albaut, publié aux éd. Gulf Stream, dans la collection « romans bleus ». Des romans d’amour pour des adolescents.
J’ai été très agréablement surprise par ce petit récit tendre. Un amour d’enfance qui ne subsiste quelque partau fond d’une boîte à gâteaux grâce aux preuves accumulées : une photographie d’école maternelle, une carte venant d’Amérique sur laquelle figure une promesse, au fond du cœur, au fond de la mémoire. Et cet amour d’enfance ne peut laisser place à la vie que s’il se conclut.
L’enfant délaissée et l’adolescente sans forme ni couleur trouve réconfort dans ses rêves d’Amérique…
Très joli texte.
Chicago blues, Corinne Albaut, éd. Gulf Stream