Le titre reprend la formule des gladiateurs, Morituri te salutant. Pas de gladiateurs dans ce roman, mais l’histoire se déroule à Rome, avec trois empereurs : Claude, Tibère et Néron, ou plutôt trois jeunes gens qui sont surnommés ainsi, à tel point que chacun oublie quel est leur véritable nom. « Ceux qui vont mourir te saluent » est aussi une formule que l’on retrouve dans le texte, lancée par Tibère à Valence, enquêteur français.

Un homme meurt, le père de Claude. Pourquoi ? Est-ce parce qu’il aurait découvert un vol à la bibliothèque vaticane ? Est-ce parce qu’il venait de découvrir que sa femme, la très belle Laura, avait eu une fille, née de père inconnu, avant son mariage ? Qui avait donc intérêt de le tuer ? Le voleur ou ses complices ? Sa femme elle-même qui se serait retrouvée sans argent en cas de divorce ? Sa fille ? A côté du policier italien, enquête Valence, qui doit étouffer l’affaire, selon les ordres reçus du ministre, frère du mort. Il enquête à sa manière, qui n’a rien de conventionnel. Tibère, à la fois inquiet pour Laura et séduit par la personnalité de Valence, suit l’enquête de très près.

Ce n’est pas le premier texte que je lis de Fred Vargas dont j’avais acheté une réédition numérique il y a plusieurs mois. J’ai trouvé ce roman policier dans une caisse de livres d’occasion vendus 1 euro pièce. Le roman est court, moins de deux cents pages. Il comprend beaucoup de dialogues et se lit vite. Quelques retournements de situation permettent de tenir le lecteur en haleine jusqu’aux dernières pages. En somme, une lecture plaisante.

Ceux qui vont mourir te saluent, Fred Vargas, éd. J’ai lu (publié initialement aux éd. Viviane Hamy).