J’ai évoqué hier le nom d’une auteure actuellement connue dont je n’avais jusqu’alors pas lu une ligne (il y en a tant d’autres d’ailleurs!). Aujourd’hui, je vais citer le nom d’une auteure oubliée dont je viens de finir un des nombreux romans qu’elle a écrits. Gyp, qui a vécu dans la 2e moitié du XIXe siècle et qui est morte en 1932, est une romancière qui a eu un certain succès. Un de ses romans a d’ailleurs été adapté au cinéma. D’après la notice biographique trouvée sur Wikipédia, Gyp a été à la fois nationaliste et antisémite. Sans doute pas une figure littéraire dont on aime ainsi se souvenir. Et pourtant, je viens de lire un de ses romans, disais-je, que j’ai trouvé bien tourné : Bijou.

Bijou est le surnom d’une jeune fille adorable, tellement adorable que tous l’adorent, et plus particulièrement les messieurs, quel que soit leur âge, qui se détournent de la femme aimée pour papillonner autour de Bijou. Elle est candide, franche, bonne… et inconséquente. Elle n’aime personne et fait ainsi le mal autour d’elle. Après la gaieté initiale s’instaurent tristesse et tragédies.

Ce qui caractérise ce roman : la prépondérance des dialogues, un univers clos autour de la famille et de ses relations de voisinage, le caractère si particulier de Bijou et le fait que le lecteur se demande à plus d’une reprise si la jeune fille est si innocente et ne voit réellement pas l’amour que chacun lui porte à l’excès.

Gyp, romancière oubliée, mériterait que l’on se penche sur ses écrits. Bijou est téléchargeable gratuitement, grâce à Bibebook qui œuvre pour mettre à disposition de tous des œuvres du passé.

Bijou, Gyp, éd. Bibebook