redempteur-t0Sébastien Tissandier, du moins son nom, ne m’est pas inconnu, puisqu’il est édité chez L’ivre-Book (où je me trouve également). J’avais déjà entendu le nom de la maison d’édition Boz’doror, mais n’avais jusqu’alors regardé de près aucune publication. Comme une de mes contacts sur facebook annonçait qu’elle était publiée dans un recueil de cette maison, je suis allée voir ce qui existait. Et je suis tombée sur Le Rédempteur. J’aime bien les séries qui proposent des enquêtes (avec des tomes qui se lisent indépendamment les uns des autres). J’ai lu avec intérêt Amarachi chez Booxmaker (mais la série semble interrompue) ou les textes de Patrick Llewellyn chez Numeriklivres…

En ce qui concerne Le Rédempteur : il y a un tome publié, mais aussi un « tome zéro » offert, Le Secret de la bête d’Angles. Ce texte, relativement court, est issu d’un collectif. Ce n’est que suite à cette publication que l’auteur a choisi de poursuivre les aventures du Père Martin, autrement dit « le rédempteur ».

Le genre défini pour cette série est le « steampunk ». Si comme moi ce terme n’évoque pas grand-chose, vous vous reporterez à une définition de Wikipédia. Ce que l’on en retient : un cadre historique (le XIXe siècle industriel) avec des anachronismes (notamment des machines, on est dans de la science fiction) mais aussi des machines inventées utilisant la vapeur. La vapeur est omniprésente dans le texte que j’ai lu. En fait, c’est même trop, comme s’il fallait un constant rappel qu’il s’agit de « steampunk ». Si la machine infernale dégage de la vapeur, soit, mais l’arrivée même du père Martin est précédée d’une description du véhicule (à vapeur). Et la bête infernale ne dégage pas qu’une fois de la vapeur.

J’ai suivi avec intérêt l’aventure du Père Martin. J’aurais apprécié de ne pas connaître depuis le début le nom des coupables. Il aurait été plus intéressant que le lecteur épouse le point de vue de l’enquêteur afin de garder des parts d’ombre. Le tracé à travers bois qui conduit directement à la forge, sans péripéties, me semble aussi regrettable. Tout conduit trop vite à la conclusion. J’aurais aimé être menée en bateau, au lieu d’offrir une réponse à l’énigme aussi rapidement. Enfin, je regrette que l’envoûtement de la bête n’ait aucune explication. Le père Martin possède un crucifix magique, on peut comprendre qu’il puisse désenvoûter la bête. Mais les êtres malfaisants, comment ont-ils procédé ? Le mobile semble aussi bien léger.

Conclusion : un avis mitigé sur ce tome zéro. J’aimerais lire les aventures de ce rédempteur, à condition que l’intrigue soit par la suite plus soignée.

Le Rédempteur, T0, Le Secret de la bête d’Angles, Sébastien Tissandier, éd. Boz’doror, téléchargement gratuit.