ballade-café-tristeJe n’avais encore jamais lu de texte de Carson Mc Cullers. Comme j’aime fouiner entre les étagères d’un centre Emmaüs et y dénicher des livres que personne ne veut à 50 centimes le volume, j’ai pris il y deux semaines ce livre de poche.

La Ballade du café triste, première longue nouvelle du recueil, donne son titre à l’ensemble. Les différentes nouvelles exposent des personnages dont une faille, mal colmatée, laisse un vide. Et cela fendille lorsqu’ils sont mis en présence d’un être du passé, lorsqu’ils répètent inlassablement un compliment qu’ils ont pu entendre un jour, lorsqu’ils rencontrent quelqu’un auprès de qui s’épancher… La solitude couvre les tentatives de rapprochement, les tentatives d’amour, les tentatives d’échapper à la réalité par l’accumulation de travail ou l’alcool.

Ce sont des textes doucereusement tristes, comme des « ballades » nostalgiques. D’excellentes nouvelles qui mettent à nu l’être humain.

La Ballade du café triste, Carson Mc Cullers, éd. Le livre de poche (je possède une vieille édition, avec une couverture différente de celle que je présente ici.)