Les contrats proposés par les éditeurs avec lesquels je travaille (pas tous cependant) concernent l’édition numérique du texte que je leur remets, son éventuelle adaptation pour l’audio (c’est ce que nous avons commencé à développer dans la collection e-ros par exemple), son – encore plus éventuelle – adaptation cinématographique (si un réalisateur passe par là…) mais rarement son impression, son exploitation en tant que livre papier. Autrement dit, je serais libre de proposer un certain nombre de mes textes à un éditeur qui ne propose que de l’édition papier. Cependant, les maisons d’édition qui publient des livres papier uniquement, et qui notifient bien dans leur contrat qu’ils excluent l’idée de conserver les droits pour une version numérique du texte, sont assez rares. Souvent les maisons d’édition papier proposent désormais une édition numérique du texte, ne serait-ce qu’en PDF pour ne pas trop s’arracher les cheveux avec les autres formats…

Je m’étais amusée il y a plusieurs semaines à rechercher ce qui pouvait exister. Pour la littérature érotique du moins, car beaucoup de maisons refusent l’érotisme, je n’ai rien trouvé (sauf maisons d’édition qui publient à compte d’auteur ou à compte d’auteur déguisé ou avec souscriptions demandées…). J’ai donc pensé qu’un jour, si je souhaitais obtenir un livre papier de mes textes publiés numériquement, je devrais passer par un service d’impression de livre. Faire une auto-édition papier.

livreIl semble que ce genre de service ait le vent en poupe. Même sans rechercher ce type de service d’impression de livre pas cher, j’ai été contactée plusieurs fois via facebook notamment. J’ai vu ici ou là que des auteurs auto-édités avaient choisi de faire imprimer leur livre. Et bien sûr, c’est toujours au même endroit qu’ils se rendent. Sauf qu’à côté de ça, il existe des entreprises plus petites qui font ce travail. Par exemple, Copy Media, localisé près de Bordeaux. Ensuite, cette entreprise d’impression (d’autres services peuvent être ajoutés comme la réalisation de couverture, mais il faut savoir que toute prestation a un coût) propose de référencer le livre sur un site de vente dédié. Bon… je doute que les lecteurs se jettent sur cette librairie. L’avenir du livre ainsi imprimé se tient de toute manière dans les mains de l’auteur : pour le vendre, il faut qu’il participe à des salons, qu’il parvienne à le placer dans une librairie avec de préférence une séance de dédicaces (et qu’il ait de nombreux contacts ou amis prêts à l’acheter aussi, ça aide grandement !).

Je clos cette petite histoire, car au final je reste sur les publications numériques, exclusivement, de certains textes comme Affaires classées X. J’avais un peu réfléchi au sujet, je m’étais demandé si je ne voudrais pas un jour voir certains de mes textes regroupés dans un volume qui tient en main. Il y a des textes que j’aimais suffisamment pour apprécier de les voir vivre une autre vie, trouver un autre lectorat (comme le dit ma mère : « tout le monde ne lit pas d’e-books ! »). Sauf que je ne suis pas prête à faire des efforts dans la vie réelle pour le moment. Ma présence sur les réseaux sociaux et sur ce blog me suffisent à l’heure actuelle (et puis je ne compte pas faire lire mes textes érotiques à ma mère). La question se posera cependant peut-être dans l’avenir, qui sait…