1erSang_ParLeSangLa fantasy est un genre que je ne connais pas ou plutôt guère, car cela fait de temps que j’en lis. On me propose en effet d’en lire, ici ou là, j’ai donc déjà lu tel livre chez Lune écarlate, tel autre chez Artalys et plus récemment encore un des derniers nés des éditions du 38. Chacun appartenait à la fois au genre de la fantasy et à celui de l’érotisme. Aujourd’hui, j’ai lu le premier épisode d’une série nommée Par le sang, aux éditions Laska. De la fantasy couplé cette fois avec de la romance. L’épisode n’est cependant pas dénué d’un peu d’érotisme (un brin seulement).

Par le sang est une série dont le premier épisode, Premier sang, paraît le 16 avril. Le deuxième épisode est annoncé à l’automne, ce qui me semble assez loin : j’aime bien pouvoir lire la suite assez vite, quand je commence la lecture d’une série.

L’auteure de cette série ne m’est pas inconnue : Florence Cochet possède un blog qui distille des conseils, propose des synthèses sur des sujets ayant trait à l’écriture. Récemment, elle a ainsi évoqué les appels à texte au sein d’un article où elle a cité entre autres les quelques AT que propose la collection e-ros.

Sur ma liseuse, la couverture du livre n’apparaît pas. Ce petit problème technique, un peu gênant puisque en lieu est place de la couverture s’affiche une page blanche – autrement dit, je ne sais pas à quel livre j’ai affaire quand je vois cette couverture, est certainement due au poids de l’eBook. Quand les eBooks sont lourds, quand les images ne sont pas compressées, alors la couverture ne s’affiche pas sur ma liseuse. J’ai déjà rencontré ce problème avec les livres d’IS éditions. Cette couverture, je la découvre donc en allant sur la page des éd. Laska. L’homme me semble un peu ténébreux, et peut-être pas de la taille que j’imaginais (dans mon esprit, je le voyais plus grand que le personnage féminin).

Le texte est relativement court, l’épisode comprend 27 pages sur ma liseuse. J’ai donc lu pendant une séance d’orthophonie, ce que je fais souvent lorsque j’ai sous la main un texte de cette taille. Le texte est bien écrit, j’ai aimé particulièrement les passages descriptifs, leur vocabulaire recherché.

Le récit commence in medias res : Shandra en a fini avec l’enseignement de son maître, qui doit pour cette raison quitter l’académie, avec son épouse. C’est une déchirure pour la jeune femme qui voyait en eux des conseillers, des amis. Ce n’est qu’une première étape. Shandra doit alors recevoir un autre enseignement, elle est rattachée à un nouveau maître. Et celui-ci la trouble.

Premier sang crée un univers intéressant, sans nous en donner tous les codes. Nous sommes ainsi avides, à la fin de ce premier épisode, de comprendre quelle sera la nouvelle phase de découverte pour Shandra, de comprendre le fonctionnement de cette académie, de comprendre quel est ce culte de la déesse, de savoir pour quelle raison cet enseignement est prodigué : quels ennemis Shandra devra-t-elle combattre ? Il crée une tension : le désir mutuel du maître et de son élève est aiguillonné jusqu’à la fin du récit, puis la séparation crée une nouvelle tension qui sera peut-être résorbée dans le deuxième épisode (ou plus tard encore ?). On nous le suggère du moins : Shandra est persuadée qu’elle va revoir cet homme.

La lecture de Premier sang est agréable, mais – et c’est une réussite, puisqu’il s’agit d’une série – on a faim de la suite, on aimerait savoir ce qui se trame…

Premier sang, premier épisode de Par le sang, Florence Cochet, éd. Laska, 0,99€