Je me rends peu à des salons du livre. Une fois au Printemps du livre de Grenoble, tristounet. Une fois à celui d’Aigues-Mortes, sans vedettes annoncées, plus sympathique en somme. Une fois dans un village d’Ardèche, je ne sais plus lequel, où l’on déambulait sans enthousiasme. J’aurais voulu me rendre à celui de Rives (Isère) cette année, mais l’ai manqué. Et puis là, j’ai découvert cette semaine qu’à Villard-Bonnot (Isère aussi) se tenait ce week-end un salon du livre dédié aux littératures de l’imaginaire, Grésimaginaire, 1er du nom (page Facebook). C’était à l’espace Aragon, en rez-de-chaussée, avec quelques manifestations extérieures (lecture accompagnée d’une contrebasse, combat à l’épée, jeu de plateau). A l’étage, buvette et entrée (sauf que nous sommes entrés du mauvais côté…). Ma fille m’a dit « oh, maman, on aurait pu se déguiser ! » En effet, on aurait pu. Quelqu’un a répondu « l’année prochaine, il faudra y penser ». Je pense que nous le ferons 😉

Grésimaginaire

Il y avait du monde, bien plus que dans les salons que j’évoquais plus haut.
La salle est assez petite, les auteurs étaient assez serrés les uns contre les autres, mais il y avait suffisamment de place pour poser les livres, les marque-pages, et même des décorations (une dague dans un coffre rempli de pièces, un crâne qui accueillait des fraises tagada, une plume, etc.)
Le salon m’a donné une très bonne impression. C’était enjoué. Les animations extérieures étaient bien trouvées, elles ont ponctué à deux reprises les deux heures environ pendant lesquelles nous sommes restés. Il y avait plusieurs jeux de plateaux, un espace « librairie » (tenu par Omerveilles, librairie spécialisée dans la SFFF de Grenoble), la présence de quelques maisons d’édition (Le Chat noir, La Cabane à mots,…). Pas mal d’auteurs surtout. Il faisait beau, c’est aussi un avantage : les plus jeunes enfants ont pu jouer dans l’espace sécurisé avec toboggan et autres jeux extérieurs.

Mon fils aîné a très vite accroché avec la saga de fantasy d’Eric Tasset intitulée Thomas Passe-Mondes. Mon mari pensait avoir déjà vu l’auteur quelque part. Il s’avère qu’il vit dans notre ville… Nous avons acheté le premier volume en format poche. C’était le dernier exemplaire disponible. Autant dire qu’il y a eu une razzia sur ses livres ! L’auteur a dit à mon fils qu’il pourrait lui envoyer un e-mail pour dire ce qu’il a pensé du livre…

Je me suis ensuite tournée vers les livres des éd. La Cabane à mots. Un livre acheté pour ma fille : Antho-noire pour nuits qui font peur. Il paraît qu’il y a un secret, un mot à retrouver dans chaque texte. Une chasse au trésor en somme ! Sylvie Arnoux et Patrick Godard (sa page Facebook), tous deux présents, lui ont écrit un petit mot. Je suis revenue plus tard sur le stand pour acheter deux autres livres. Tout d’abord, Antho-noire pour nuits de légendes, dernier né de cette collection. C’est pour « jeunes adultes », mais tant pis, je l’ai pris pour moi. Le texte est écrit avec une police particulière, qui favorise la lecture chez les dyslexiques. J’avais commencé à me faire dédicacer ce livre (par Sidonie Gatel notamment) et puis, mon fils aîné qui ne s’y intéressait pas (parce qu’il aime les romans en plusieurs tomes et non les histoires courtes), a fini par dire qu’il le lirait sûrement. La dédicace de Valérie Simon a donc associé nos deux prénoms. J’ai aussi pris Antho-noire pour nuits chaudes auquel Frédérique Gabert et Julie Derussy ont participé. Là aussi, dédicace de Valérie Simon et de Patrick Godard. Hier soir, j’ai lu le premier texte de ce livre, Monsieur Chocolat, de Callie J. Deroy et l’ai aimé, même si la fin est sanglante…

Pour mon fils cadet, j’ai trouvé (avec l’aide de l’auteure !) un livre qui pourrait lui convenir. Il s’agit de La famille à dormir debout d’Héloïse Harimange. (Sa page Facebook.) Une histoire simple et poétique avec de grandes et jolies illustrations. A ce stade de la visite, ma fille et mon fils cadet ont disparu dehors. Restait mon fils aîné qui a sélectionné d’autres livres… Un premier roman d’une série de fantasy jeunesse de Marie Caillet (hélas déjà partie lorsque nous sommes passés devant son stand), une intégrale aussi dans l’espace librairie (mon fils a commencé sa lecture hier soir et c’est « trop bien »).

Pour ma part, j’ai acheté dans ce même espace librairie un court livre sur le steampunk d’ActuSF (je ne connaissais pas ce terme il y a quelques mois encore, mais j’ai récemment lu plusieurs textes qui s’insérèrent dans ce genre) et un roman « jeunes adultes » auprès d’une jeune auteure : Loups rouges de Lucile Dumont.

Enfin, un stand présentait Ekbakin.net qui souhaite promouvoir la fantasy avec des articles, des critiques, des interviews, des concours, etc. J’ai pris chez eux une fiche qui présentait le genre et fournissait des recommandations de lecture. Je peux vous dire que je n’ai lu aucun des livres mentionnés… Sur le stand, quelques idées de lecture. J’ai pris note des deux titres suivants : La guerre des Mus de Lisa Fiedler (éd. Flammarion) et La Fabuleuse Histoire des lunes de Pandor de Ménélas Marphil (éd. Au diable Vauvert).