Quand mes personnages féminins affichent un tour de poitrine, il s’agit souvent d’un 90 avec une profondeur de bonnet « C ». Façon pour moi de dire qu’elles ne sont pas spécialement maigres ni rondes et qu’elles ont une poitrine assez avantageuse (sans être non plus handicapées par des seins imposants). Avec un bonnet C, je signifie qu’il y a de quoi palper, en somme.

soutien-gorge

J’ai pendant un certain nombre d’années eu très peu de poitrine. Un bonnet A, avec pour conséquence l’absence de soutien-gorge en été, voire au-delà. Le soutien-gorge n’avait rien à soutenir : c’était un accessoire esthétique par moments, tandis qu’à d’autres je m’en passais très bien. Puis, j’ai retrouvé bizarrement la taille de bonnet que j’avais étant ado ou jeune adulte, autrement dit un bonnet B. Puis, j’ai un peu grossi. De quoi me sentir un peu à l’étroit dans des pantalons de taille 38 au point de préférer une taille 40, rien de dramatique, rien d’extraordinaire en cela. Mais la poitrine a suivi le mouvement. Face à des soutiens-gorges 90 B hors desquels mes seins débordaient, il a fallu que je me rende dans une boutique de lingerie pour trouver quelque chose à ma taille. Et voilà que j’arbore à présent un 90 C, le tour de poitrine de mes personnages.

Finalement, cela fait quoi d’être dans le corps d’une femme qui a ce que je pensais être un tour de poitrine avantageux (pour un texte érotique du moins) ? Je n’ai pas l’impression que ce soit si volumineux, à tel point que je pense augmenter le volume mammaire de mes personnages. Je ne pense plus pouvoir leur assigner si peu de poitrine, puisque je ne considère pas, à l’heure actuelle, en avoir beaucoup moi-même.