Cavale-dr-DestouchesJe viens de finir la lecture de la dernière de mes nouvelles BD, La cavale du Dr Destouches. Cette BD-là, je l’ai prise pour la beauté des dessins sans regarder de quoi il s’agissait : l’histoire en elle-même, peu m’importait. Au final, c’est une BD étrange, sur Céline (l’écrivain) au moment de la débâcle allemande : de Montmartre au Danemark, en passant par l’Allemagne, une fuite en avant au milieu de la folie des hommes. Une adaptation de textes que je ne connais pas (et que je devrais lire).

Ce qui frappe, c’est la beauté des dessins, vraiment. De la beauté même dans la laideur. Beauté des villes détruites, d’un chat qui s’échappe, des hommes qui vocifèrent, des femmes opulentes qui réclament qu’on les examine. J’ai acheté cette BD pour travailler le dessin, pour reproduire des visages surtout. J’aime bien m’exercer à dessiner d’après modèle – faute de savoir dessiner sans – au crayon de papier ou au fusain. Cette BD sera un livre de référence dans ce domaine.

Mis à part ça… Je ne me souviens plus si j’ai lu autre chose de Céline que Voyage au bout de la nuit. Mort à crédit, l’ai-je lu ? Je ne sais plus. Cela fait si longtemps. J’avais dix-sept ans. Je suis presque sûre pourtant d’avoir lu autre chose que le Voyage. Il y a tant d’autres textes dont j’ignore tout : D’un château à l’autre, Nord et Rigodon en font partie.

La Cavale du Dr Destouches, d’après l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline, texte de Christophe Malavoy, dessins de Paul et Gaëtan Brizzi, éd. Futuropolis