Certaines-jamais-vu-merJ’ai eu la curiosité de lire ce livre dont il a beaucoup été question il y a quelques années. Je n’avais lu aucune critique à son sujet (je n’aime pas être influencée) si bien que je ne savais pas à quoi je devais m’attendre. Le livre surprend. Des phrases courtes, des répétitions, comme une récitation que l’on ânonnerait.

Il ne s’agit pas de l’histoire d’une personne, d’un petit groupe, mais de toutes ces femmes qui, provenant du Japon, sont arrivées aux États-Unis. Elles mènent des vies différentes, certaines dans les champs, d’autres en ville, mais se ressemblent pourtant toutes. L’unicité du « nous » les rapproche. La monotonie des phrases aussi. « Nous étions », « nous faisions », et leur quotidien se raconte, petit pas par petit pas : tout d’abord l’espoir, puis la résignation, l’indifférence souvent. Une monotonie triste. Leur vie les efface.

C’est au final un beau texte.

Certaines n’avaient jamais vu la mer, Julie Otsuka, rééd. en format poche chez 10/18