Théâtre-SchmittDernier emprunt réalisé hier à la bibliothèque : Théâtre d’Eric-Emmanuel Schmitt. Un livre mis en évidence sur un tourniquet que j’ai ainsi tout de suite remarqué. Il est assez rare de trouver du théâtre contemporain, j’en lis donc rarement. Mais j’aime beaucoup lire des pièces. En l’occurrence, ce petit volume des éditions Le livre de poche comprend quatre pièces d’inégale longueur : Le Visiteur, Le Bâillon, L’école du diable et, première d’entre elles, La Nuit de Valognes. Il s’agit de la plus longue des quatre. Je l’ai commencée hier soir et viens de terminer sa lecture.

Je me suis vraiment régalée en lisant ce texte. Il s’agit d’une variation (une de plus !) sur le personnage de Don Juan. Un Don Juan qui ne ressemble plus à lui-même, auquel des femmes assemblées intentent un procès. Mais c’est un être fourbe, traître, séducteur qu’elles veulent juger et non celui qui apparaît sous leurs yeux. Cinq mois plus tôt, Don Juan a cessé d’être Don Juan, il s’efforce simplement de donner le change. Sganarelle n’en est pas dupe. Le masque tombe. Qu’est-ce que l’amour ? Comment se connaître soi-même ? Quelques questions auxquelles cette pièce apporte des tentatives de réponses.