Théâtre-SchmittAprès avoir lu hier matin la première pièce du recueil Théâtre d’Eric-Emmanuel Schmitt, j’ai enchaîné sur les trois autres pièces. Et me suis rendu compte qu’il y avait trois tomes publiés aux éd. Le Livre de poche pour regrouper les pièces de cet auteur. Comme on m’a parlé d’Hôtel des deux mondes qui figure dans un autre de ces tomes, j’essaierai de trouver les autres volumes…

Le Visiteur, deuxième pièce du recueil, met en scène Freud à Vienne, avant qu’il ne fuie les nazis avec sa fille Anna. Chantage, brimades, et au milieu de tout cela, Freud qui doute de l’inexistence de Dieu. Ce visiteur qui connaît si bien ses souvenirs d’enfant serait-il une incarnation de Dieu lui-même ?

Le Bâillon est un long monologue (et de fait une très courte pièce) : un jeune homme interpelle un inconnu, invisible, et lui raconte sa vie, son attente. Il est question des liens parents-enfants, de la mise en scène de ces liens : la bonté peut être une représentation pour autrui, la mère aimante un jeu de rôle. Quand la maladie, une maladie honteuse puisque contractée en faisant l’amour avec un homme, s’abat sur lui, on attend avec une certaine impatience la fin de l’agonie. Celui qui aime sans mots est un réconfort, sa bouche un bâillon sur la souffrance.

L’école du diable est une fable un peu facile, c’est le texte que j’ai le moins aimé.
Ma préférence, dans ce recueil, va à La Nuit de Valognes et au Bâillon. Le Visiteur avec les questions métaphysiques sur le mal, le bien, l’attente de Dieu, la déception liées à la défection de Dieu, m’ont un peu ennuyée.