milarepa-schmittNouvel essai de lecture d’Eric-Emmanuel Schmitt. Je n’ai pas trouvé ses autres pièces de théâtre. Il y avait par contre à la bibliothèque plusieurs exemplaires d’Odette Toutlemonde. Je n’en connais pas le texte, mais je connais le film. J’ai donc pris au final un court récit, Milarepa.

Recherche de la sagesse, atmosphère orientale : des ingrédients qui m’ont séduit à la lecture de la 4e de couverture. Un homme, Simon, fait un rêve étrange et dérangeant : il parcourt les montagnes, un bâton à la main, voulant tuer un homme. Ce personnage s’est réincarné en lui, il en a la certitude depuis qu’une femme lui a parlé au café. Pour éteindre cette haine, il doit conter et conter encore son histoire. Lui Simon et lui Svastika ne feraient qu’un, Simon est Svastika, mais il est aussi au fil de son histoire l’homme qu’il hait, Milarepa. C’est ainsi davantage la démarche de Milarepa qu’il fait sienne.

Un jeu de changement de narrateur, de passage du pronom « il » au pronom « je » que l’auteur s’amuse à nous faire remarquer.

Milarepa est un conte oriental avec une attache dans un bar parisien. Une prose simplifiée, qui tend à accompagner le propos, le détachement des biens pour atteindre un possible bonheur.

Ce texte ne m’a ni plus ni déplu. J’ai l’impression d’avoir lu ce type d’histoire tant de fois. C’est cela, un conte, une histoire universelle que l’on raconte de mille et une façons.

Milarepa, Eric-Emmanuel Schmitt, éd. Albin Michel