velo-guidon-chrome-perecComment ça, je ne connaissais pas encore ce livre de Georges Perec ?

Quand j’étais en licence, une camarade de promo était fan de Perec, de la littérature de l’Oulipo, etc. Je n’avais encore jamais lu un livre de Perec et elle m’avait conseillé de commencer par celui-là. Le titre m’attirait, mais je n’avais alors pas trouvé le livre en bibliothèque. J’ai finalement lu La Vie mode d’emploi, quelques mois plus tard, et ce livre m’avait fait écrire une longue lettre à cette étudiante, alors partie à la Sorbonne voir si l’enseignement était plus intéressant que dans notre petite fac de province.

Au final, je ne suis pas sûre que Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ? soit le texte le plus indiqué pour s’initier à la prose de Georges Perec. Certes, le texte est court (et j’ai envie d’écrire heureusement), mais je ne l’ai trouvé que peu intéressant. C’est une prouesse linguistique, on peut l’admirer en tant que tel, mais du point de vue littéraire, je ne lui trouve guère d’attrait.

A la fin du texte, une liste non exhaustive de figures stylistiques (entre autres) employées tout au long du récit. Elles sont extrêmement nombreuses. Le texte est un jeu d’écriture, un jeu de repérage a posteriori (ou même en cours de lecture, mais il faut déjà pouvoir bien maîtriser lesdites figures). Je le vois surtout comme une farce. Le texte peut d’ailleurs faire sourire un peu, mais les efforts fournis pour entraîner le lecteur dans le jeu sont trop importants. C’est finalement assez lourd.

Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Georges Perec, éd. Denoël