Journal-homme-de-tropC’est une vieille édition de ce texte que j’ai trouvée à la bibliothèque, puisque, je le mentionnais précédemment, le nom de l’auteur, Tourgueniev, y est orthographié différemment. A présent, les éditions Stock n’ont vraisemblablement plus ce titre dans leur catalogue. Le journal d’un homme de trop est suivi d’un autre texte que je lirai plus tard, Trois rencontres.

Le journal d’un homme de trop… « De trop » signifie « superflu ». Cet homme-là est la cinquième roue du carrosse, l’être qui est là alors qu’il ne devrait pas. A quelques jours de sa mort, alors que tout lui cause le plus grand mal, il décide d’écrire. Il commence par évoquer brièvement son enfance, puis dévie sur son caractère. Et ce qui le caractérise, c’est d’être un « homme de trop ». L’exemple qu’il développe pour expliquer cette expression s’étend sur plusieurs jours de son journal. Il n’a d’ailleurs le temps que de développer cette partie de sa vie, celle où il est tombé amoureux, celle où il a espéré, a déchanté, s’est conduit comme un imbécile, a fait preuve de méchanceté, était désespéré, mais espérait encore, malgré tout, stupidement, a été humilié, a fait preuve de superbe, d’humilité, d’orgueil,… Toute une gamme d’émotions passe à travers le narrateur.

Mon passage préféré : après le duel qui n’en était pas un, le prince s’éloigne. Il est alors écrit : « Cet homme était destiné à m’humilier de toutes façons. Il m’écrasait sous  sa générosité comme sous un couvercle sépulcral. » (p. 63)

L’image de couverture que j’ai trouvée et que j’accole à cette note de lecture est assez proche de celle du livre que j’ai entre les mains, mais n’est pas encore conforme à celle-ci.

Le journal d’un homme de trop, in Le journal d’un homme de trop suivi de Trois rencontres, Yvan Tourguenieff, éd. Stock, Bibliothèque cosmopolite