Holmes-IMalheur ! Moi qui veille à n’emprunter que des séries complètes, j’ai pris les trois livres de la BD Holmes (1854/ 1891 ?) sans me rendre compte que cette série n’est pas complète et qu’un quatrième tome devrait paraître. J’ai donc lu ces trois tomes et attends impatiemment la suite…

Holmes-IISherlock Holmes et moi, nous nous côtoyons depuis longtemps et j’imagine que je ne suis pas la seule à pouvoir énoncer un tel fait. J’ai lu bien sûr toute l’œuvre de Conan Doyle, ai lu ici ou là des récits mettant en scène le personnage de Sherlock Holmes (voir ici par exemple) ou son descendant dans un roman érotique terminé récemment, ai regardé des séries télévisées, celle diffusée dans les années 80 si proche du texte, celle nommée Sherlock, celle nommée Elementary, une autre mettant en scène Conan Doyle en tant qu’assistant du Dr Bell, etc. Bref, quand je suis tombée à la bibliothèque sur les trois tomes de cette BD, je n’ai pas pu résister à l’envie de la lire. Et je ne suis pas déçue, loin de là.

Holmes-IIICe 1891 avec un point d’interrogation serait l’année de la mort de Sherlock, précipité du haut d’une falaise pour sauver l’humanité de l’infâme Dr Moriarty. Sauf que les faits ne corroborent pas la version écrite par Watson d’après la lettre laissée par son ami. Moriarty serait en Angleterre au moment des faits, où il enseigne les mathématiques. Ce Moriarty aurait été le précepteur de Sherlock, ce qui entraîne Watson sur la piste de l’enfance du détective, aidé de Wiggins, l’enfant des rues devenu détective. On croise tout d’abord Mycroft, puis les parents de Sherlock, une étrange infirmière, les tableaux d’un peintre, un médecin aux mœurs étranges, une ancienne nourrice,… L’énigme reste cependant entière. Qui est Sherlock ? Qui est-il vraiment ? Se peut-il que Watson se soit trompé du tout au tout ?

Le fantôme du détective apparaît en songe à Watson, le poussant dans ses retranchements : n’a-t-il pas vu pendant ces deux dernières années ce que son ami était devenu ? N’a-t-il pas préféré l’être de papier, le héros de ses récits, plutôt que l’homme de chair ?

Des dessins très soignés, des scènes de foules notamment particulièrement réussies, d’intéressants jeux d’ombres. C’est peut-être une BD que je m’achèterai une fois complète, parce que j’aurai plaisir à la relire.

Holmes (1854-1891 ?), récit de Luc Brunschwig, dessins et couleur de Cecil, éd. Futuropolis
Livre I – L’Adieu à Baker Street
Livre II – Les Liens du sang
Livre III – L’ombre du doute