chat-qui-volait-banque-lilian-jackson-braunUn roman policier où il n’y a en réalité guère d’enquête, Le chat qui volait une banque raconte la vie d’une bourgade où diverses animations occupent les habitants : les festivités écossaises (avec danses, compétition sportive dont le lancer de tronc et cornemuse), l’ouverture de la nouvelle auberge, réunions du club de généalogie, arrivée d’un bibliobus peint de fresques, dîners ici ou là, thé en chapeaux, possible tenue d’un festival Mark Twain… Il y a toujours de quoi faire et surtout avec qui discuter pour Qwil, journaliste qui a l’immense privilège de posséder deux chats siamois dont le célèbre Koko, particulièrement intelligent. Car Koko sait ou sent tout avant tous et distille ici ou là quelques indices incompréhensibles jusqu’à ce que la vérité éclate. Il y a un meurtre à la nouvelle auberge, les renseignements arrivent à ce sujet aux oreilles de Qwil qui finit par détenir tout l’enchaînement grâce aux indiscrétions de l’un ou de l’autre et aux confidences qu’il reçoit.

Le chat qui volait une banque est un roman particulièrement divertissant, doté de quelques touches d’humour. Tout le sordide du meurtre est passé sous silence, c’est ouaté, enveloppé de conversations innocentes, de petits drames domestiques. Je dirais que c’est parfait pour lire en cette période, calé contre un bon coussin. C’est rassurant, confortable, laisse une sensation agréable.

Le chat qui volait une banque, Lilian Jackson Braun, éd. 10/18, collection « grands détectives », traduit de l’américain par Marie-Louise Navarro.