Carnets-Darwin-1Je n’ai trouvé que les deux premiers tomes à la bibliothèque alors qu’un troisième tome est paru également. La série Les Carnets de Darwin ne semble d’ailleurs pas terminée avec ces trois tomes, d’après BDthèque qui la définit comme « en cours ».

Le tome 1, L’œil des celtes, propose à Charles Darwin une mission : identifier une bête qui a massacré des chevaux et tué sauvagement deux hommes, dans le Yorkshire, sur le tracé d’une ligne de chemin de fer en construction. Concurrence d’une autre compagnie ? Animal exotique enfoui d’un cirque ? La bête enfin tuée ne ressemble à aucun animal connu. Mais est-elle seule ? Darwin est accompagné dans cette enquête par une féministe. La vindicte populaire désigne des illuminés qui vivent dans les bois, notamment le chef de la secte. A moins qu’il ne s’agisse d’un « griffu » autrefois étudié par Darwin, sans succès. Dans les rues sombres, la nuit, une femme se prostitue et Darwin boit. Le célèbre naturiste offre alors un visage différent de celui qu’il montre en journée. Ce premier tome est assez intrigant.

Carnets-Darwin-2Le tome 2, La mort d’une bête, nous enfonce un peu plus dans l’étrange, le surnaturel. La bête invoquée par le druide et ses comparses, se retourne contre eux. Elle ne semble obéir à aucune loi et frapper en aveugle. Les massacres se perpétuent. La chute est spectaculaire et dévie, s’il restait un peu de réalisme à l’ensemble, vers le fantastique. Charles Darwin serait-il une sorte de Docteur Jekyll ?

Une BD étrange, loin de ce que j’avais imaginé lire à partir du titre mais aussi des illustrations très réalistes. Une BD qui est ancrée dans les préoccupations et les mœurs d’une époque (construction d’une ligne de chemin de fer, grève, prostitution, condition féminine) mais s’en détache tellement pour centrer l’histoire sur cette bête mythique et maléfique. Je n’aime que moyennement le scénario, mais j’aime assez les dessins, surtout ceux de couverture.

Les Carnets de Darwin, dessin d’Eduardo Ocana, scénario de Sylvain Runberg, couleur de Tariq Bellaoui, éd. du Lombard