chat-jouait-postierAprès ma lecture du roman policier Le chat qui volait une banque, j’ai eu envie de lire d’autres romans « Le chat qui... » Il y en a quelques-uns à la bibliothèque, assez anciens au vu des couvertures. Celui-ci, Le chat qui jouait au postier, a été publié en 1992 aux éd. 10/18. Les aventures de Qwilleran et de ses chats Koko et Yom-Yom (bien que Yom-Yom n’ait pas de rôle défini, la chatte n’est souvent qu’un faire-valoir de Koko, chat exceptionnel) se situent plusieurs années avant celles du Chat qui volait une banque. Qwilleran s’installe seulement dans le comté de Moose après avoir fait un héritage. Il doit en effet habiter cinq ans sur place avant de pouvoir jouir pleinement du phénoménal héritage – alors que dans l’autre roman lu, il est installé et utilise cet héritage comme bon lui semble.

Le roman commence par un réveil dans une chambre d’hôpital et une amnésie. Qwilleran se rappelle ensuite progressivement quelle est sa vie, grâce à l’aide de son ami de toujours. Suit ensuite le récit des journées qui ont précédé l’accident : son installation dans la grande maison, le recrutement du personnel, la rencontre des personnes influentes de la ville mais aussi la découverte d’une intrigante disparition, cinq années plus tôt, d’une jeune bonne de la maison, dont les effets sont restés dans une valise, y compris des objets précieux. Koko mène l’enquête en humant tous les coins et recoins de la maison et en jouant quelques notes de piano. Qwilleran discute, écoute les commérages, et parle sans doute trop : des morts suspectes arrivent fort mal à propos pour l’avancée de l’enquête.

Ce qui est plaisant dans ce roman, et c’était déjà le cas avec le précédent, c’est le récit quotidien, on apprend tout autant ce qui est servi dans tel ou tel restaurant de la ville, on fait connaissance avec les personnalités locales, avec la vie locale de manière plus large (une séance épique du conseil municipal, l’attaque d’un chien qui voit passer un vélo,…). Qwilleran, non sans humour et une petite dose d’ironie, se glisse dans ce mode d’existence propre à la ville de Pickax.

Et l’enquête ? Elle avance toute seule, sans véritable recherche du « détective », avec une certaine nonchalance…

Le chat qui jouait au postier, Lilian Jackson Braun, éd. 10/18, coll. Grands détectives