Heure-sombre-toujours-avant-aubeDernière BD lue, aux tons rougeoyants : L’heure la plus sombre vient toujours avant l’aube d’Emmanuel Moynot. Deux points de vue, deux narrateurs : une femme et un homme. Ils ont une histoire ensemble, et il y a l’avant et puis l’après, parce que tout a merdé. Une histoire assez sombre. Les quelques moments heureux sont précédés et suivis de galères. Il est camionneur, il n’est jamais présent, elle attend et finit par se lasser d’attendre sans rien faire. Il la perd lorsqu’il laisse échapper sa violence contenue, due au travail ingrat, aux heures à n’en plus finir, au fait qu’il ne peut plus voir ses enfants et que tout lui tombe dessus en même temps. De son côté, il lui faut sortir de cette relation mortifère. Comme elle le dit, elle n’a jamais eu de chances avec les hommes.

Une BD qui se lit assez bien, ce n’est pas une grande histoire, c’est simplement un quotidien parmi d’autres, une fenêtre sur un pan de vie, une histoire racontée avec réalisme.

L’heure la plus sombre vient toujours avant l’aube, Emmanuel Moynot, éd. Futuropolis