meilleurs-voeux-mostarAprès Zabreb avec sa grand-mère, Mostar, avant la guerre. L’adaptation à l’école, l’amitié, les rixes, le basket, une fille. Il y a l’église, la sienne, celle de son ami qui n’est pas la même et puis les musulmans. Tout ça est un peu pareil, mais ce n’est pas l’avis de tout le monde. Meilleurs voeux de Mostar relate l’enfance ou plutôt l’adolescence d’un garçon, Frano ; il s’agit d’une BD autobiographique : Frano, des années plus tard, revient à Mostar et cherche à revoir ceux qu’il a connus. Il ne les voit pas, mais le passé refait surface, dans sa mémoire. Et puis, la ville, elle, n’a finalement guère changé. Mis à part le lycée qui est détruit, on voit les toits et le pont depuis lequel se jetaient des « warriors » qui volaient, un peu comme lors d’un dunk.

Une BD réussie, avec ce qu’il faut de nostalgie et de mélancolie, la situation d’avant-guerre depuis un microcosme : les quartiers d’une ville, les uns et les autres que Frano côtoie, les antagonismes naissants.

Meilleurs voeux de Mostar, Frano Petrusa, éd. Dargaud, coll. Long courrier