Benjamin-BinBenjamin Bin, première nouvelle de ce recueil de nouvelles humoristiques de Jean-Marie Audignon, est le texte que j’ai préféré. J’ai beaucoup souri à sa lecture. Est-ce parce qu’il écorche les auteurs, l’édition, le journalisme ? Ce qui m’environne en quelque sorte ? Peut-être bien.

J’ai accueilli cependant très différemment les textes de ce livre numérique : après Benjamin Bin, j’ai enchaîné aussitôt avec Trois cœurs simples, qui m’a également plu. Grandes retrouvailles entre demi-frères qui se connaissaient depuis l’école mais ignoraient leur parenté. Après la solitude, la famille puis l’amour qui couronne l’histoire. C’est à se tordre de rire. Par contre, j’ai nettement moins apprécié l’histoire de Zaza et de son homme après laquelle j’ai marqué un temps d’arrêt, et moins encore Bijou (nom du futur maire d’un village, du moins d’après ses supporters, en cette période électorale) dont j’ai passé quelques paragraphes ici ou là parce que des passages m’ont ennuyée malgré quelques lignes très drôles. J’avais l’impression que le volume se dégradait, que j’aimais de moins en moins les textes, et puis est arrivé Pauvre Zip qui redonne du pep’s au volume.

Benjamin Bin et autres fables cruelles et modernes propose des histoires rocambolesques et souvent drôles. Ce que réussit l’auteur, c’est l’écriture des conversations des gens attablé au bistro du coin, des expressions du « bon sens populaire » (qui n’a souvent aucun sens, évidemment !), c’est mettre le doigt sur des contradictions, des renonciations, des hypocrisies, et surtout de parvenir à se moquer de tout et de faire rire le lecteur (du moins dans les textes que j’ai appréciés).

Benjamin Bin et autres fables cruelles et modernes, Jean-Marie Audignon, éd. Sous la cape