perle-rareJe n’aurais jamais dû lire La perle rare de Laura Lee Guhrke. Je m’étais dit « pourquoi pas une romance historique ? » et je me suis retrouvée à m’ennuyer, à tourner les pages un peu plus vite que je ne l’aurais fait si j’avais lu toutes les lignes, pour enfin arriver au bout de ce roman. Ce n’est pas tant qu’il est mauvais (c’est écrit dans un français compréhensible, c’est bien sûr cousu du fil blanc, mais quelle romance ne l’est pas ?), que le fait qu’il n’arrive pas à la cheville d’un roman de Jane Austen. Rappelez-vous, j’avais lu L’amour est dans le foin (que j’ai aimé) dans lequel il est fait référence à Raison et sentiments. Cela m’a donné envie de me pencher sur la nouvelle collection d’Harlequin intitulée Victoria. La description de cette collection était somme toute alléchante : « Dans les bals fastueux de Mayfair ou les riches domaines des Highlands, le scandale n’est jamais loin. Et si les jeunes ladies ont appris à observer les convenances, une rencontre suffit pour faire voler en éclat toutes leurs certitudes. »

Une histoire d’héritières américaines, riches mais hélas sans titre, qui viennent en Angleterre pour trouver un bon parti (peut-être dans le sou, mais avec titre). Une femme, Belinda, facilite les rencontres, ménage des rendez-vous. Elle est une entremetteuse douée, les Américains se fient à son jugement. Un libertin frappe à sa porte, il souhaite devenir son client car il doit impérativement se marier. Jusque-là, tout va bien. Mais c’est moins l’histoire que le style qui pose problème. Manque de vivacité, d’enjouement, aucun humour, une écriture que je trouve pâle et ennuyeuse. Les personnages sont aussi trop caricaturaux : la femme honnête drapée dans ses principes, le libertin goguenard, la bavarde écervelée, la romantique qui tombe amoureuse au premier coup d’œil, le méchant père,… Bref, au bout d’un moment, j’ai saturé.

Qu’on ne me reprenne plus à vouloir lire un roman d’amour historique !

La perle rare, Laura Lee Guhrke, éd. Harlequin, coll. Victoria (parution du livre le 1er mars 2016)