Belle-solitaire-Florence-CochetLa Belle et le solitaire – Jeu de masques est une novella extra écrite par Florence Cochet, que l’auteure a choisi d’auto-publier.

Je lisais ce matin que l’auteure, Florence Cochet, que je connais notamment pour son texte Premier sang, titre inaugural de sa série Par le sang, proposait à des blogueurs de chroniquer son nouveau texte, La Belle et le solitaire. Comme j’aime particulièrement l’écriture de cette auteure, qu’il s’agissait d’un court roman d’aventure et d’amour et que le cocktail pouvait me plaire, j’ai sauté sur l’occasion. Aussitôt demandé, aussitôt reçu et comme le titre comprend environ 50 pages, je l’ai lu le temps du déjeuner.

Florence Cochet nous raconte l’histoire de ce texte ICI. Après quelques péripéties, il sera donc publié dans quelques jours.

Je n’aime pas les romances trop gnangnan et surtout pas très bien écrites. Rien de tout cela avec La Belle et le solitaire ! L’histoire d’amour n’empiète pas sur le reste, il y a une véritable histoire construite autour d’un cambriolage qui a échoué, tout en étant un délicieux jeu d’écriture autour du conte La Belle et la bête (avec quelques références aussi à Barbe bleue). Un brin de mystère, une mission à accomplir (coûte que coûte ?), la curiosité, la palette de talents dont font preuve les employés du maître de maison, tout titille l’intérêt du lecteur. Y compris de savoir si au final la bête est si laide, de savoir ce que cache la cagoule, de savoir si l’un et l’autre protagonistes succomberont à l’appel à de la chair (enfin bon, c’est une question que je me suis posé), de connaître les secrets que chacun cache, autrement dit, les masques que chacun revêt…

C’est un mini-roman dit Florence Cochet, une novella j’aurais dit, mais quoiqu’il en soit, c’est très bon et cela fait plaisir de lire un texte aussi attractif. Si je devais néanmoins cibler un défaut, ce serait un point de détail : je pense que je mentionnerais  – c’est visible dans l’incipit – le souci un peu trop grand de décrire avec des adjectifs accompagnant chaque nom (ou presque, je n’ai pas vérifié !), d’apporter des précisions tout en choisissant un vocabulaire précis, pointu. Les premières lignes m’ont ainsi semblé « trop écrites » (du moins le phénomène m’a semblé visible). Je pense que j’aurais apprécié davantage un léger relâchement initial – je ne cible vraiment que les premières lignes du texte – qui aurait apporté un peu plus de naturel.

Le titre La Belle et le solitaire – Jeux de masques me laisse supposer que peut-être on pourrait retrouver ces deux personnages dans un autre récit qui conserverait ce titre, La Belle et le solitaire, tout en y accolant un nouveau sous-titre. Je ne sais pas ce qu’il en sera, mais ce serait une idée à exploiter ; j’en serais la première ravie.

La Belle et le solitaire, Jeu de masques, Florence Cochet, 1,99€ pour l’eBook