Moi-et-François-MitterrandC’est un petit texte cocasse, ce Moi et François Mitterand d’Hervé Le Tellier. Soixante-dix pages dans sa version papier, trente-et-une sur ma liseuse. Il s’agit de lettres (parfois accompagnées de quelques photographies, prospectus, etc. fidèlement reproduits dans l’ouvrage – dont on a un aperçu en première de couverture) qu’Hervé adresse au Président de la Fépublique, F. Mitterand (qu’il ne tarde pas à appeler par son petit nom) tout d’abord, J. Chirac ensuite (malgré un début difficile, les deux hommes s’estiment et leurs échanges s’intensifient), au point que ces hommes d’état sont devenus des amis intimes auxquels il ne manque pas de raconter les aléas de sa rupture avec Madeleine, ses problèmes de transit, la disparition de son chat ou de narrer ses malheureux CDD qui se concluent par des périodes de chômage. Sans oublier de parsemer ses textes de quelques petites blagues de son ami Farid. Bien sûr, suivent les réponses de chaque président, assorties des commentaires d’Hervé, car certaines lettres, un peu succinctes, méritent une interprétation. Hervé a aussi écrit à N. Sarkozy et à F. Hollande, quelques échantillons de cette correspondance sont aussi annexées, mais enfin, ce n’est pas pareil qu’avec les deux autres, même si les lettres qu’il reçoit de chacun commencent toutes par « Cher Monsieur » et se terminent toutes par la même formule de politesse. Avec entre chaque, les mêmes phrases.

Ah ! Buffon n’avait pas tort de dire que le style, c’est l’homme même.

Le livre se lit en quelques minutes, et ce sont quelques minutes de récréation et franche rigolade que je me suis offertes.

Curieusement, malgré la longue bibliographie de l’auteur, je n’avais encore jamais lu aucun texte d’Hervé Le Tellier. Ce Moi et François Mitterand m’a donné envie de lire d’autres livres de l’auteur, surtout si l’humour y est tout autant présent.

Moi et François Mitterand, Hervé Le Tellier, éd. JC Lattès, 10€ pour le format papier.