Arsène-Lupin-Les-HéritiersJ’étais une fan inconditionnelle des aventures d’Arsène Lupin telles qu’elles ont été écrites par Maurice Leblanc. Ses aventures ont été une de mes plus chouettes lectures quand j’étais collégienne. C’était donc il y a vingt-cinq ans, voire un peu plus. Je n’ai par la suite que brièvement relu Maurice Leblanc à l’occasion de l’achat d’une intégrale des aventures de son célèbre gentleman-cambrioleur.

Hier, je regardais les livres exposés au supermarché du coin, avant d’acheter des boîtes de conserve – nécessaires pour la confection d’un chamboule-tout, et mes yeux sont tombés sur Les nouvelles aventures d’Arsène Lupin – Les Héritiers de Benoît Abtey et Pierre Deschodt. C’est contraire à mes habitudes : j’achète des livres de poche, jamais de publications récentes en grand format. Mais là… j’ai fait une exception pour Arsène Lupin. Non, vraiment, impossible de résister.

J’ai toute une pile de lectures venant de la bibliothèque. Je me suis pourtant jetée sur Arsène Lupin au lieu de commencer raisonnablement par lire ce que j’ai emprunté. Et me voilà, plus de trois cents pages plus tard, à vous raconter que j’ai trouvé le roman extra. Un vrai roman populaire avec un personnage charismatique, une nette opposition du bien et du mal, Arsène Lupin, malgré les rumeurs colportées par le torchon qu’est Le Patriote, est bien sûr innocent des crimes qu’on lui impute, tout cela n’est qu’un gigantesque complot, qui dépasse même ceux dont il sert les intérêts. De multiples identités, des répliques drôles, des aventures à couper le souffle, tous les ingrédients des romans dont Arsène Lupin a été le héros se retrouvent dans ce tout nouveau roman : drame, rebondissements, amour, sociétés secrètes, institutions pour les orphelins, meurtre, évasion… Des aventures épiques !

Un roman bien construit, puisque aucun élément, aucun personnage n’est laissé de côté, tout fil laissé en suspens est remmaillé plus loin. L’épilogue nous laisse entrevoir des aventures à venir, et c’est le propre de ces romans autrefois publiés en feuilletons (Arsène Lupin, sous les traits d’un comptable, raconte qu’il lit les aventures de Rocambole) qui renouvellent l’intérêt du lecteur à l’heure de clore un premier récit.

Deux tout petits points négatifs : un accord sujet-verbe incorrect (l’un au singulier, l’autre au pluriel ou inversement, je ne sais plus) qui m’a dérangée en début de roman (le livre est beau, je m’attends à une correction orthographique irréprochable. Je ne fais pas la chasse aux fautes : lorsque je lis pour le plaisir, je ne les remarque pas ou guère, sauf quand cela saute aux yeux comme celle-là.) et le fait qu’Arsène Lupin y dit-on, a été confronté à Sherlock Holmes (mais c’est le nom d’Herlock Sholmès qui figure chez Maurice Leblanc, pourquoi ne pas avoir repris ce nom-là ?).

Mon intérêt n’a pas faibli tout au long du roman, que je juge parfaitement dans la lignées des œuvres de Maurice Leblanc. Un très bel hommage. Une lecture palpitante.

Le site du livre : http://arsene-lupin-gentleman.fr/

Les Nouvelles Aventures d’Arsène Lupin – Les Héritiers, Benoît Abtey et Pierre Deschodt, éd. XO, 19,90€