Comment-faire-fortune-en-juin-40On a souvent fait écho de cette BD, Comment faire fortune en juin 40. J’avais lu un article à son propos dans le magazine Canal BD et l’histoire, ainsi que la couverture, me tentaient suffisamment pour que j’envisage d’acheter cette bande dessinée. Seulement, lors d’un passage à la librairie Momie de Grenoble, j’avais feuilleté cette BD, d’autres aussi, et mon choix s’est porté sur d’autres… Je n’étais pas sûre que Comment faire fortune en juin 40 soit un bon choix de lecture pour moi. De passage hier à la bibliothèque, j’ai trouvé cette BD et l’ai empruntée. Effectivement, c’est pas mal, mais… je n’aime pas tant que ça. Ce n’est en tout cas pas une BD que je relirai, que je souhaite feuilleter à nouveau. J’ai bien fait de ne pas me l’acheter.

Je ne peux pas lui reprocher grand chose, cependant, mis à part le fait qu’elle n’entre pas en résonance avec moi. Un manque de décor dans les dessins par exemple, de plans larges, tout est resserré sur l’action, ce qui est tout à fait normal vu le scénario, mais ce n’est pas ce que je préfère. J’aime les BD historiques, un peu d’action ne me déplaît pas, mais il y a trop d’action pour moi en l’occurrence. Il n’y a même quasiment que ça. Des coups de feu, de la dynamite, un avion qui canarde des véhicules, des traquenards. Le but de cette petite équipe : voler un convoi d’or, le dernier, provenant de la Banque de France. Les Allemands sont aussi sur le coup. On finit par ne plus très bien savoir qui est avec qui, qui a retourné sa veste, qui feint de l’avoir retournée. Tout se succède à un rythme très rapide. Aucun temps mort pour le lecteur, et je le regrette, j’aurais aimé un suspens, une histoire secondaire qui pourrait se tisser, croiser la première, permettre de prendre du recul. Pour moi, il manque cette petite chose en plus.

Comment faire fortune en juin 40, dessin de Laurent Astier, scénario de Xavier Dorison et Fabrien Nury, couleur de Laurence Croix, BD librement adaptée de Sous l’aile noire des rapaces de Pierre Siniac, éd. Casterman, 18,95€