Jeudi, sur twitter, je suis tombée sur l’histoire d’un hashtag (un truc comme ça # avec un mot clé derrière ; ne faites pas de gros yeux, il y a certainement des personnes qui ne connaissent pas le terme – et j’ai mis pour ma part un peu de temps à accepter l’anglicisme et à savoir comment on écrivait un dièse) sur l’auto-édition. Cela venait du  blog « Au bazaar (écrit comme ça, oui) des livres » et plus précisément de ce billet.

Vous ne m’avez jamais vu participer à des « c’est tel jour, que lisez-vous ? », « in my mailbox », récapitulatifs hebdomadaires ou mensuels, « BD de la semaine », challenge, swap, lecture commune, et j’en passe. Il y a des raisons à cela : je me fiche de tout ça, je n’ai pas besoin de me sentir membre d’une communauté de blogueuses/blogueurs qui font toutes et tous la même chose le même jour, et puis j’aime faire ce que je veux quand je le veux, lire ce que je veux sans me préoccuper d’autrui.

Mais je participe à Vendredi Lecture (pardon, #VendrediLecture) de temps à autre. Sur facebook au départ et puis, comme j’ai supprimé mon profil là-bas au profit d’une page (c’est bien plus tranquille ainsi, je lis moins d’imbécilités) –  instant pub : je vous invite d’ailleurs à l’aimer  parce qu’il n’y a qu’une soixantaine de personnes chez lesquelles cela a fait tilt et j’ai parfois l’impression d’y parler dans le vide -, plus souvent désormais sur twitter. Cela ne me force pas à lire quoi que ce soit de particulier, simplement à dire ce que je lis une fois par semaine. Je le fais en réalité bien plus souvent qu’une fois par semaine, sans mot-dièse.

twitter-hashtagA présent, le jeudi, le blog Au bazAar des mots nous encourage à utiliser un nouvel hashtag, #JeudiAutoEdition et j’y ai participé jeudi dernier, pour la première en l’occurrence, en évoquant La Belle et le solitaire de Florence Cochet. Je n’ai pas lu de livre spécifiquement auto-édité ce jour-là, j’ai simplement pioché dans mes lectures récentes.

Soutenir l’auto-édition, pourquoi pas. Il faudrait aussi soutenir l’édition tout court, et je suis bien placée pour solliciter une telle aide de la part des blogueuses/blogueurs et de toutes les personnes de bonne volonté qui s’intéresseraient à mes collections.
Dire qu’il faut être courageux pour s’auto-éditer… ben non, je ne suis pas d’accord. Il faut juste avoir envie de faire quelque chose en solitaire. Et parfois c’est même l’absence de courage qui motive les auto-édités.
Dire qu’il y a des perles dans l’auto-édition, oui. Il y a aussi de la nullité. Il faut de tout pour faire un monde, disait ma grand-mère. Dans le monde de l’auto-édition, on a donc du bon et du mauvais. C’est d’autant plus difficile de s’y retrouver pour le lecteur, de trier le bon grain de l’ivraie, que l’auto-édité n’a pas l’aval d’une maison d’édition, nulle autre garantie que sa bonne foi (et peut-être sa maîtrise de photoshop pour faire une jolie couverture qui tape l’œil, ce qui ne présage en rien de la qualité du texte).
Au final, ce sera sans doute à cela que peut servir ce #JeudiAutoEdition : recevoir l’aval d’une ou d’un lecteur, un encouragement de sa part, la reconnaissance d’une certaine qualité qui peut servir aux lecteurs submergés par les publications et désireux de faire un choix en connaissance de cause.

Rendez-vous jeudi prochain sur twitter ?