Enfant-je-me-souviensEnfant, je me souviens est un livre – comme son titre l’indique – sur des souvenirs d’enfance, il s’agit d’une collaboration des éditions Le livre de poche et de l’Unicef

Il y a quelques semaines, j’ai offert le CD Kids united à ma fille. Il devait y avoir un euro ou une somme équivalente reversée à l’Unicef pour l’achat de chaque CD. Je trouvais ça peu vu le prix de vente du CD. Avec ce livre Enfant, je me souviens, c’est 1,50€ qui est versé à l’Unicef, mais sur un prix de vente de cinq euros. L’équilibre me semble meilleur…

En l’occurrence, je n’ai pas acheté le livre, je l’ai lu en PDF sur mon écran (hélas, j’aurais préféré une lecture en ePUB sur ma liseuse !), avant sa sortie, afin de pouvoir vous en parler.

Dix-sept auteurs ou personnalités contemporaines ont écrit une courte nouvelle sur le thème de l’enfance. Leurs propres souvenirs parfois peut-être, des histoires romancées souvent sans aucun doute, de complètes inventions aussi. Ces dix-sept personnes, je vous les cite, par ordre alphabétique qui est aussi leur ordre d’apparition dans le livre : Agnès Abécassis, Isabelle Autissier, Laurent Binet, Didier van Cauwelaert, Maxime Chattam, Matthieu Chedid, Philippe Claudel, Jacques Expert, Jean-Louis Fournier, Hélène Grémillon, Philippe Grimbert, Alain Mabanckou, Oxmo Puccino, Romain Puértolas, Tatiana de Rosnay, Eric-Emmanuel Schmitt et Sigolène Vinson.

Je vous avoue que je ne connais que peu de noms. Si, Matthieu Chedid, parce que j’aime beaucoup M dont je possède un CD et puis le dernier réalisé en famille, intitulé Chedid. J’ai essayé un jour de lire Le fabuleux voyage du fakir etc. de Romain Puértolas – mais ai détesté et vite abandonné la lecture -, ai lu un ou deux romans de Tatiana de Rosnay parce que ma belle-mère aime cette auteure et qu’elle possède plusieurs de ses livres, découvert Eric-Emmanuel Schmitt récemment, auteur qui se lit bien, un peu trop facilement à mon goût, mais son œuvre est reposante (même sensation en lisant le conte figurant dans ce recueil, La poussière d’or). Alain Mabanckou, je l’ai découvert tout récemment à travers un texte publié dans le recueil Lettres à la France également aux éditions du Livre de poche. Texte intéressant, je m’étais promis de lire d’autres choses de cet auteur (la nouvelle sur le double animal de chacun, publié dans ce recueil Enfant, je me souviens, n’est pas mal du tout). Je connais de nom Maxime Chattam par exemple, mais je n’avais encore rien lu de lui. Agnès Abécassis de nom seulement. Laurent Binet aussi. Au final, je n’ai guère lu de toutes ces personnes… C’est dire ce que je connais des « personnalités contemporaines » !

Je lisais la nouvelle de Maxime Chattam, La dernière lecture, alors que mon fils aîné passait près de moi, je lui ai lu à haute voix la fin du texte après lui avoir résumé le début. La nouvelle ne l’a pas plus transcendé que moi. Tout ça pour ça, finalement ? La fin est quand même tirée par les cheveux. Et puis la morale finale (même si elle est louable), est-ce bien nécessaire ? (De même cette proportion à la morale dans le texte de Laurent Binet).

Sans aucun doute, ma préférence, dans tout ce recueil, va vers le texte de Didier van Cauwelaert, Le grand acteur, qui met en scène sa rencontre avec Yves Montand, grandiloquent et humiliant, tout en étant bienfaiteur. Ni tout à fait bien ni tout à fait mal, et pas de morale…

Il y a des moments de rire aussi dans ce livre, comme lors de l’homélie du père Fiscalo à la Noël (L’ange du Barrio Flores de Philippe Claudel), le texte dans son intégralité m’a beaucoup plu d’ailleurs.

En somme, Enfant, je me souviens est un livre avec des textes nombreux et divers (il y en a pour tous les goûts), peu cher à l’achat, qui permet de faire une BA. Des infos sur ce titre sur le site de l’Unicef : https://www.unicef.fr/contenu/espace-medias/uniceflivre-de-poche-enfant-je-me-souviens

Enfant, je me souviens, collectif, éd. Le Livre de poche, 5€ (parution le 11 mai 2016)