Un-chapeau-de-paille-dItalieJe n’ai pas lu Un Chapeau de paille d’Italie, j’ai vu la pièce de théâtre hier soir avec deux de mes enfants. Ils ont beaucoup ri et vraiment aimé, moi pas tant que ça. La performance des acteurs, oui, mais si je parle de la pièce en elle-même, bof. J’ai lu un certain nombre de vaudevilles il y a vingt ans de cela, de Labiche (enfin, il n’a pas tout écrit seul, loin de là !), de Feydeau aussi. Je ne sais même plus lesquels précisément. Et ce Chapeau de paille d’Italie, curieusement non, alors que c’est un classique du genre.

Hélas tout est couru d’avance. Le cadeau de l’oncle : on comprend au début de la pièce que c’est un chapeau de paille identique, du moins on le présume. Pourquoi n’avoir montré que ce présent ? Noyé dans la masse, il serait passé inaperçu, on ne l’aurait découvert réellement qu’à la fin de la pièce. Pourquoi ? Parce que l’on veut que les spectateurs sachent, qu’ils se croient malins alors que tout leur est servi sur un plateau ? Les quiproquos sont évidents. Le comique sans finesse (bon, c’est le genre qui veut ça… mais c’est une forme de comique qui ne m’amuse pas). Bref, heureusement que la pièce Un Chapeau de paille d’Italie était bien jouée parce que le texte en lui-même n’a pas grand intérêt.

Est-ce que je deviens grincheuse ? Est-ce que rien ne me surprend plus ? Je n’arrive en tout cas pas à me laisser aller quand tout est trop facile.