Jamais-sur-les-lèvresJ’ai été contactée il y a quelques jours par Sonia Dron, auteur d’un roman auto-édité intitulé La douleur des sentiments, et de plusieurs nouvelles que l’on peut lire sur son blog, Les Chapitres de Sonia. Les nouvelles sont également en vente sur Kobo au prix de 0,99€ la nouvelle. Sonia Dron me proposait de lire son roman, mais je manque singulièrement de temps actuellement pour ajouter un roman de plus à la liste de mes lectures. J’ai donc choisi de lire au moins une de ses nouvelles. L’auteure m’en a adressé trois. Je viens de lire Jamais sur les lèvres.

La nouvelle fait 13 pages A4. Elle se déroule à la fin des années 30 pour la plus grande partie du récit. Annette est une jeune provinciale qui monte à Paris afin de réaliser ses rêves : elle souhaite gagner le maximum d’argent en quelques semaines pour s’établir à son compte comme couturière. Elle choisit de devenir l’une des pensionnaires d’une maison close.

Ce texte me rappelle en partie une nouvelle à paraître dans la collection e-ros, dans le recueil Mystères du Chabanais et autres nouvelles de la Belle-Époque de Clarissa Rivière et de Vagant, même si dans Jamais sur les lèvres, l’érotisme est laissé de côté et que l’exubérance n’est pas de mise. Il s’agit davantage du récit d’une déchéance, relevé seulement à quelques lignes de la fin par l’amour et le mariage (passage brusqué malheureusement) avant une replongée (qui tient en quelques lignes à peine). Cette fin arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, elle est trop rapidement racontée, on n’a pas l’impression d’une chute propre à la nouvelle mais d’une interruption brusque du récit, parce qu’il fallait le finir à un moment ou à un autre. Dommage pour cette fin pas assez anticipée qui casse un peu mon plaisir d’avoir lu quelques pages plutôt bien écrites.

Jamais sur les lèvres, Sonia Dron (à lire sur http://leschapitresdeso.blogspot.fr/p/au-12.html ou après téléchargement sur Kobo)