Très récemment, il y a eu la publication d‘Osez 20 histoires de sexe dans les vestiaires dans lequel on trouve un de mes textes, intitulé La mascotte. Je n’ai pas encore lu le recueil, je ne l’ai d’ailleurs pas même commencé, je vous ferai part de mes impressions dans quelques jours. Du point de vue de l’écriture, rien. Je lis, je commente mes lectures, c’est à peu près tout ce que j’ai le temps de faire.

Je ne sais pas où en est la publication du livre Inédits de Sous la cape dont je vous ai parlé récemment. Il devrait y avoir aussi prochainement un recueil de plusieurs de mes textes en version papier, aux éditions Dominique Leroy, dans la nouvelle collection Les Délices textuelles. (Info de dernière minute : ce livre, Cinq Affaires classées X, est en précommande !) Enfin, j’ai décidé de ne pas laisser le texte que j’avais écrit pour le recueil sur le thème des vacances des éditions Textes gais, parce que je suis hostile à la publication en deux volumes avec d’un côté les auteurs hommes d’un autre les auteurs femmes, avec tout ce que cela pourrait sous-entendre.

Cela m’amène à un sujet de conversation, des questions qui m’ont été posées récemment sur les femmes dans la littérature érotique. Je n’arrête pas de répéter que je trouve très mal venu de considérer qu’il y a une écriture spécifiquement féminine. C’est tomber dans des clichés, celui de dire par exemple que les femmes sont plus sensibles, utilisent un vocabulaire moins cru, sont dans la suggestion. Balivernes. Tout cela n’est qu’une construction culturelle auxquelles les femmes doivent finalement se plier parce que c’est ce qu’on attend d’elles, ce qu’on les force à être. Considérer qu’il y a une littérature érotique féminine différente de l’écriture érotique masculine, c’est aller droit au mur. Pour la journaliste qui posait ces questions, j’ai fait le compte du nombre d’auteurs masculins et féminins dans les collections que je dirige. Je suis arrivée à un chiffre égal, à un ou deux auteurs près. Il y a donc un équilibre. Ce n’est pas un choix, cela s’est fait naturellement. Dire qu’il y a davantage de femmes en littérature érotique qu’auparavant, certes, mais il y a davantage de femmes dans tous les domaines qui étaient quasi-réservés aux hommes, c’est un mouvement général. C’est une bonne chose, à condition que l’on ne considère pas cela comme une étrangeté, que l’on ne parle plus que de ça, à condition que l’on ne finisse pas par créer un genre littéraire féminin en excluant les hommes par exemple – et en enfermant les femmes dans une certaine forme d’écriture qui leur serait propre. Et là, je crains un peu ça, avec cette sans cesse mise en avant du féminin. La littérature érotique, comme d’autres registres littéraires, comme d’autres domaines de création, appartiennent, doivent appartenir à tout le monde. Il n’y a pas de différenciation à faire de ce point de vue. La différenciation ne vient que des individus eux-mêmes, chaque auteur est différent, a son style propre, c’est cette diversité d’être à être qui est intéressante.

Bref, après mon speech sur le sujet (mais c’est quelque chose qui me tient à cœur, d’où ma réaction certes un peu vive avec cette non-participation au collectif de Textes gais), avec quoi puis-je enchaîner ? Rien sans doute. Je vous retrouve le mois prochain pour un nouvel état des lieux.