Napoléon amoureuxAprès avoir lu Picasso amoureux, j’ai ouvert un autre livre des éditions Rabelais, Napoléon amoureux. C’est un livre que je ne m’attendais pas à recevoir. Je dois dire pour commencer que Napoléon n’est pas une figure historique que j’apprécie, contrairement à mon mari qui adore son histoire (je vais d’ailleurs lui laisser le livre, il l’appréciera sans doute beaucoup). Parmi les illustrations de ce livre, on voit bien sûr le tableau du sacre de l’empereur par David, ou du moins un détail de l’œuvre monumentale. Lorsque nous avons visité le Louvre, mon mari et moi, c’est vers ce tableau que les pas de mon mari se sont dirigés, tandis que je traînais derrière, plus intéressée par l’art étrusque. Bref, l’histoire napoléonienne ne m’intéresse pas et je n’en sais pas grand chose, ayant peu appris les leçons d’histoire qui s’y rapportaient au temps de ma scolarité, faute d’intérêt. Le livre Napoléon amoureux ne pouvait donc que moins m’intéresser que le précédent, Picasso amoureux.

Même format, même conception que le premier. La couverture est verte, cette fois, avec un signet d’un vert profond. L’iconographie est très riche, il s’agit la plupart du temps de portraits des personnages cités, mais bien sûr aussi des tableaux de l’homme en action, commandant ses troupes sur un champ de bataille. De ce point de vue, je trouve ce livre tout à fait remarquable. Napoléon amoureux est à mi-chemin entre la biographie et le beau-livre, ou plutôt, il participe aux deux.

La structure du livre diffère du précédent. Il tourne moins autour des figures féminines, bien que celles-ci soient évidemment présentes et qu’elles suscitent de larges développements. L’homme, Napoléon, dicte ses actions en fonction des alliances, des choix politiques et militaires. Les femmes n’ont pas la primeur du livre ni de l’homme, ou alors à de rares moments. Ces femmes sont Joséphine, qui ne peut avoir d’enfant et qui folâtre beaucoup. La polonaise Marie, comtesse Walewska, qui joue de froideur pendant un temps, au point de susciter quelques billets pressants de Napoléon. Il y a enfin l’épouse, la seconde, Marie-Louise, fille de l’empereur François d’Autriche, qui met au monde un fils. S’ajoutent quelques noms de maîtresses passagères. Ce qui m’a le plus intéressé dans cette biographie, ce sont les extraits de lettres, venant de l’empereur et de ces femmes. C’est ce qui les rend plus humains à mes yeux, notamment Napoléon, que l’on sent tourmenté, dont on perçoit le caractère virulent.

Un livre qui séduira sans aucun doute les amateurs de l’épopée napoléonienne.

Napoléon amoureux, Olivier Miquel, éd. Rabelais, 14,80€