L'erreur est humaineL’erreur est humaine… Et j’en ai commis une en empruntant ce livre, pensant qu’il serait drôle alors qu’il m’ennuie.

L’erreur est humaine de Woody Allen, publié aux éditions Flammarion, réédité depuis en format de poche, est constitué de courtes histoires faites d’exagérations sans fin, de situations absurdes. Je me suis arrêté à la trentième page, tant le livre m’ennuyait, après avoir lu le premier texte, Recalé (une famille passe à côté de la vie qu’elle aurait dû mener car l’enfant n’est pas admis dans une école maternelle exceptionnelle) et lu en partie Le Chantier infernal (un couple fait faire des travaux titanesques dans un appartement, les travaux prennent du retard et rien ne fonctionne correctement).

L’écriture de ces nouvelles est lourde, pleine d’emphase, de comparaisons qui, s’il n’y en avait que quelques-unes par texte, feraient sourire car elles sont originales et peuvent sembler de la sorte amusantes, mais qui, mises bout à bout engoncent le récit. Il y a cependant trop de faits, une telle accumulation de catastrophes, des malheurs prévus ou réels en cascade. Trop de tout, cela en est indigeste.

En empruntant ce livre hier à la bibliothèque, j’espérais lire une plume alerte, découvrir que Woody Allen était capable de me faire sourire avec ses écrits. C’est raté.

L’erreur est humaine, Woody Allen, éd. Flammarion