Un roman policier d’Anne Perry

Une Question de justice - Anne PerryIl m’est assez difficile en ce moment d’écrire au jour le jour, d’évoquer mes lectures au fur et à mesure que je les termine. Je vous propose d’essayer de rattraper au moins en partie mon retard en évoquant rapidement les derniers livres lus (car du temps pour lire, j’en ai toujours, en salle d’attente, dans la voiture – toujours à attendre, et puis confortablement installée dans mon lit, le soir).  Commençons par Question de justice d’Anne Perry aux éditions 10/18. Il s’agit d’un roman policier faisant partie de la série dédiée au personnage de William Monk, un policier. L’auteure a aussi écrit une série ayant pour personnages principaux Charlotte et Thomas Pitt (j’avoue avoir été tentée d’en lire un, peut-être prochainement…), des histoires de Noël et d’autres séries encore. C’est la première fois que je lis cette auteure, « reine du polar victorien ». Ce livre n’est pas un choix personnel : je l’ai reçu grâce à l’offre du moment (deux livres en format poche achetés, un troisième gratuit).

Question de justice

William Monk, le policier, ne tient pas le rôle principal dans ce roman. Et sa femme est aussi active que lui, voire davantage. Le personnage principal est un de leurs amis, un juge qui, par sa présence lors des audiences, doit affirmer que les règles sont suivies, que le déroulement de la justice est sans accroc. Il doit être impartial. Or, comment rester impartial quand on découvre en cours de procès qu’un témoin n’est pas ce qu’il dit être, et qui plus est, discrédite autrui ?

J’aime bien le titre original, Blind Justice, qui me semble plus judicieux que celui choisi pour la traduction.

Questionnements et redondances

Ce roman est assez long, ou du moins donne l’impression d’être long, parce qu’il comporte un certain nombre de redondances. Les questionnements sont omniprésents, avec un usage très fréquent du style indirect libre. Habituellement, j’aime beaucoup cette manière de présenter les pensées, le questionnement intime, mais dans ce roman, il s’agit d’un procédé qui me semble trop utilisé. J’ai relativement aimé ce roman (et j’avoue que, malgré les défauts que je lui trouve, je n’ai pas pu lâcher ma lecture, j’étais happée, l’auteure maîtrise l’art de tenir son lecteur en haleine), je l’aurais cependant davantage apprécié s’il avait été un peu plus resserré. Parfois, les longueurs sont inutiles, donnent un effet trop manifeste de piétinement. Alors bien sûr, les réflexions sont primordiales et le lent cheminement de la pensée serait ainsi rendu par ces questionnements incessants. Il n’en est pas moins vrai que des questions sont ressassées et que les répétitions n’apportent rien de neuf et empêchent le récit de progresser.

Je serais assez curieuse de lire un ou des autres livres d’Anne Perry, car ces interrogations répétitives ne sont peut-être dues qu’au thème de la justice abordé dans ce roman.

Une Question de justice, Anne Perry, éd. 10/18, coll. Grands détectives, 8,40€