Pendant mes semaines de vacances, et même auparavant d’ailleurs, j’ai lu plusieurs livres que je n’ai pas eu le temps d’évoquer ici. Je vais faire quelques billets récapitulatifs. Aujourd’hui, je vous présente des policiers humoristiques. J’en ai lu trois récemment…

maître fengshui ouestNoz et ses arrivages de livres… Récemment, un stock des éditions Picquier, ce qui m’a permis d’acquérir ce roman pour un euro environ. Les éditions Picquier sont spécialisées dans la littérature asiatique. Je vous avais d’ailleurs parlé de quelques livres de cette maison dans la partie « littérature érotique » de ce blog. Nury Vittachi a mis en scène un personnage récurrent, le maître de fengshui, dans plusieurs romans policiers : Le maître de fengshui perd le nord, Fatal fengshui et Shangai fengshui. Même s’il doit se rendre à l’ouest dans ce roman-ci, le maître de fengshui perd aussi quelque peu le nord. Tous ses repères orientaux sont mis à mal avec ses interlocuteurs occidentaux. Le comique naît de l’incompréhension des cultures, des interprétations erronées, de la grille d’interprétation utilisée : en l’occurrence, les films de cow-boy ou autres films d’aventure qui font craindre au maître de fengshui que les occidentaux sautent d’un train à un autre, etc. J’ai souri à plusieurs reprises, mais on ne peut pas dire que le comique soit particulièrement fin. Le roman policier quant à lui avance au rythme de découvertes inopinées. Heureusement, le hasard fait bien les choses. Un roman pas déplaisant à lire, assez divertissant, mais sans plus. Je n’imagine pas lire toute la série des romans du maître de fengshui.

La Quiche fataleCelles-ci sont au nombre de deux en français, récemment traduites et publiées aux éditions Albin Michel. Il s’agit de La Quiche fatale et de Remède de cheval, deux romans de M. C. Beaton publiées à l’origine en 1992 et 1993. J’ai eu connaissance de ces publications grâce à Livraddict, de liens suivis jusqu’à un blog où une chronique y était faite. Cela m’avait donné envie d’essayer ces lectures. Et comme, dans la librairie d’Aigues-Mortes que je fréquente quand je suis chez mes beaux-parents, les deux livres se trouvaient en évidence sur une table, je les ai achetés tous deux. Agatha Raisin est une emmerdeuse (elle attire cependant par moments la sympathie), elle adore savoir le fin mot de l’histoire en posant des questions à droite et à gauche, voire en harcelant ses voisins. Depuis sa retraite anticipée, Agatha vit dans un village reculé. Tout y est si calme, les gens si polis. Mais ceux-ci ne vont pas plus loin que de souhaiter le bonjour et parler du temps qu’il fait. Agatha a besoin de s’intégrer, peu importe les moyens employés pour y parvenir… Ainsi commencent les aventures d’Agatha, qui est accompagnée dans le deuxième roman de son séduisant voisin. Les petits villages sont finalement bien moins calmes qu’on ne le pense… Remède de chevalLe comique est moins prégnant que dans le roman précédemment cité, même si certaines scènes sont particulièrement loufoques (par exemple, dans Remède de cheval, Agatha cherche à remplacer une ampoule dans les toilettes d’un bar afin qu’elle puisse appliquer une crème qui dissimule une rougeur cutanée et qui se retrouve avec un lavabo qui se fracasse et un délit de fuite). L’avancée des enquêtes fonctionne au petit bonheur la chance. Rien de très convaincant de ce point de vue. Ces deux romans policiers humoristiques des enquêtes d’Agatha Raisin sont des lectures distrayantes – c’était parfait pour cet été – mais je ne pense pas non plus poursuivre l’achat des volumes de cette série. Deux dans ma collection de livres, ce n’est déjà pas si mal.

Voilà tout pour les policiers humoristiques. Je vous parlerai prochainement de trois livres qui ont pour point commun d’avoir appartenu à ma sœur.