Pendaison à cinder bottomUn couple va être pendu ; la foule, dense, attend le spectacle. Ainsi commence Pendaison à Cinder Bottom. Le roman nous entraîne ensuite, quelques années auparavant, en compagnie d’Abe Baach, surnommé le Kid de Keystone, et de sa petite-amie Goldie, dans les saloons, aux tables de jeu où l’on bluffe et où l’on triche avec finesse et agilité, où l’on joue du pistolet, et dans les bordels du quartier de Cinder Bottom, au milieu de la marmaille et des ivrognes. Tout est imbibé de whisky, même les olives, et jouer au poker a des airs de famille avec un spectacle de prestidigitation.

Lorsque Jack se meurt après avoir été touché d’une balle, Abe revient à Cinder Bottom et entend bien venger son frère…

La qualité principale de ce roman est de créer une ambiance de western à laquelle on adhère grâce aux descriptions réalistes et aux dialogues qui sonnent juste, qui cognent fort. Il est à noter la forte inventivité dans le parler des personnages, dans les expressions grivoises notamment. Malgré ces qualités d’écriture, je n’ai guère aimé ce roman. J’ai souhaité essayer la lecture d’un western, le titre de celui-ci – et sa couverture – me plaisaient assez, mais ce type de romans ne semble pas me convenir.

Pendaison à Cinder Bottom, Glenn Taylor, traduit de l’américain par Brice Matthieussent, éd. Grasset, 22€ en format papier, existe aussi en format numérique.