Nouvelles sensuelles de Maurice LeblancJ’ai été grandement déçue par la lecture de Nouvelles sensuelles de Maurice Leblanc. Ce n’est pas sensuel, c’est assez guindé et peu plaisant. J’avais acheté ce volume d’occasion car j’avais envie de lire des textes encore inconnus de Maurice Leblanc. Je connaissais toutes les aventures d’Arsène Lupin – lues et relues quand j’étais jeune -, à l’exception du texte édité par les éditions Balland, Le Dernier Amour d’Arsène Lupin.

Ces mêmes éditions Balland ont eu l’idée de regrouper différents textes de jeunesse de Maurice Leblanc, parus dans des journaux, sous ce titre de Nouvelles sensuelles. Il s’agit souvent de très courtes nouvelles avec des personnages aux rôles convenus : le mari, la femme, l’amant. Ce qui suppose un cocuage plus ou moins approuvé, de jeunes premiers contant fleurette, amour et trahison. Voilà le schéma principal autour duquel l’auteur brode.

Cela manque d’entrain, de gaieté, le style n’est pas assez alerte. Les chutes sont souvent soignées, originales, déroutantes, mais si travaillées qu’elles ne semblent jamais naturelles : l’auteur cherche à surprendre à tout prix son lecteur, c’est hélas trop artificiel.

Nouvelles sensuelles, Maurice Leblanc, éditions Balland, 16,90€