Gauguin amoureux de Marc CharuelJe poursuis la lecture des petits volumes des éditions Rabelais avec cette fois-ci Gauguin amoureux (après Picasso, Napoléon, Louis XIV, Rodin et avant Baudelaire amoureux qui attend ma lecture).

Gauguin était-il amoureux ? De Mette, sa femme, qui aimait mener la grande vie alors que Gauguin avait un travail rémunérateur et qui ne se voyait pas devenir femme d’un peintre aventurier sans le sou ? Les lettres de Gauguin conserve de la tendresse pour la mère de ses cinq enfants bien qu’elle le batte froid. Les maîtresses se sont succédé, il n’a jamais divorcé. Gauguin a été épris de la sœur d’un ami, Émile Bernard. Il s’agit de la jeune Madeleine, qui l’admire, mais n’en épouse pas moins un autre. La jeunesse des femmes devient le leitmotiv de la peinture de Gauguin. Il peint de jeunes filles, de très jeunes filles et à Tahiti, a pour maîtresse des « femmes » de treize ou quatorze ans. Se séparant de tout moralisme européen, il cherche une forme d’état sauvage, d’animalité dans l’être humain, ou plus exactement dans les femmes, et dans la sexualité.

Le parcours de Paul Gauguin est fait d’errances entre la France (Paris ou Pont-Aven), le Danemark (pays de Mette) et les destinations lointaines.

Gauguin amoureux évoque les femmes, toutes ou presque qui ont jalonné son parcours. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette vie sexuelle (plus qu’amoureuse) est agitée, faite de déceptions venant de ces femmes, mais aussi d’un grand nombre d’abandons de sa part, des femmes qui partageaient sa vie pendant un temps et des enfants qu’elles ont pu avoir avec lui. Gauguin apparaît comme un être instable et répugnant, dont la peinture est, malgré cette image sombre qui se dessine, illuminée de couleurs.

Un livre de petit format qui prend des allures de beau livre avec ses très nombreuses illustrations en couleurs.

Gauguin amoureux, Marc Charuel, éd. Rabelais, 14,90€