Sorry Angel, sorry so« Photo-story », volume 6. J’avais lu le premier (Ne fonctionne pas) mais rien depuis et je reprends au 6e et dernier titre : Sorry Angel, sorry so. Une photographie, en couverture, de William Tinchant, pour 7 nouvelles écrites par sept auteurs différents.

Qu’a inspiré cette image ? Des nouvelles très différentes les unes des autres.

Ma préférée : De profundis de William Tinchant qui ouvre le recueil. Parce que l’histoire est si bien conduite qu’elle reste mystérieuse jusqu’au bout, parce qu’on ne découvre de quoi et de qui il s’agit qu’en extrême fin. Pas très loin derrière, dans mon top 3, le texte de Claire Larquemain, Ce genre de chose, intimiste, court mais intense, et celui de Karine Géhin, La carte postale. Un couple idyllique formé par Dimitri et Agnès, la parfaite femme au foyer ? Un déroulement qui met mal à l’aise : comment cette femme peut-elle autant s’écraser ? Et c’est même pire que ce que l’on imagine au départ…

Le monde des auteurs et de l’édition vu par Wictorien Allende est aussi intéressant à suivre, dans Dia des mentiras. C’est l’histoire d’une vengeance. Je regrette cependant une certaine lourdeur initiale, avec à mon goût beaucoup trop de liens logiques (car, donc, parce que, or, mais, toutefois… souvent en début de paragraphe) et de répétitions pour appuyer le raisonnement (beaucoup de « oui » et reprise d’une phrase précédente). Cela ne se remarque cependant que sur quelques pages, la suite se lit bien plus agréablement.

L’argument de Roselys DesDunes dans Pierre et papillons me semble manquer de développement, j’aurais aimé voir sombrer plus lentement le personnage principal. Et enfin Ouvre les yeux de Wen Saint Clar m’a moins plu parce que le basculement de Christophe, le personnage principal, d’un cadre réaliste à un cadre mythologique me semble trop brusque et l’acceptation trop rapide.

Je vous recommande en tout cas la lecture de ce recueil de nouvelles. Sorry Angel, sorry so est téléchargement gratuitement ICI.