noel-au-chaletIl est célèbre, beau et riche, elle a un peu trop de formes et travaille pour lui. Noël au chalet (imaginez plutôt qu’un chalet une grande propriété avec jacuzzi au dernier étage) aurait pu être une gentille bluette de Noël, mais certains clichés, certains passages passent mal. L’épilogue par exemple : Monsieur pond un best-seller, Madame pond un enfant, il rentre, et elle, à la maison avec les enfants, lui sert à manger.

Plusieurs commentaires vus sur Amazon mentionnent des fautes d’orthographe. Le cœur bat dans ce texte avec un accent circonflexe, à plusieurs reprises, c’est là que le bât blesse, entre autres. Disons qu’il y a des fautes, mais cela aurait pu être pire.

Le personnage masculin est vulnérable, tout de même, sinon il n’y aurait pas d’histoire, pas de magie de Noël. En effet, il sait que la maladie va gagner du terrain et qu’il sera handicapé. Mais elle a les vertus d’une infirmière avant d’avoir la fibre maternelle – au fond, c’est un peu pareil, elle est là pour veiller sur autrui -, elle l’a prouvé avec son propre frère, handicapé moteur.

Développer une histoire d’amour entre une personne valide et une personne handicapée, voilà qui aurait apporté un peu d’enjeu au texte. Seulement, Scott n’est pas encore handicapé, et cinq ans plus tard, il a l’air de se porter comme un charme. (Le traitement de l’amour et du handicap, cela donne quoi, dans les romances ? Je n’ai pas lu le roman Avant toi, mais j’ai vu le film et ce n’est pas terrible : le type s’euthanasie, ça règle la question. Il faudrait avoir d’autres éléments de comparaison, j’en ai peu, et surtout on sort du cadre de la romance.)

Je lisais Un chalet pour Noël pour penser à des choses légères, pour me mettre dans l’ambiance d’avant-Noël, et finalement, le texte n’a pas joué son rôle. Trop sexiste, cela m’a agacée.

Noël au chalet, un petit conte de Noël, Shannon Macallan et Olivia Rigal, téléchargement actuellement gratuit sur Amazon