Je ne sais pas pourquoi certains mois je me sens très bien et pourquoi à d’autres je suis pliée en deux pendant la période des règles. Je me faisais cette réflexion, avec ma bouillotte censée atténuer la douleur (remède de grand-mère). Quoi qu’il en soit, nous sommes au début du mois, et outre le fait que j’ai oublié de donner aux enfants leur argent de poche, je n’ai pas encore écrit mes traditionnelles nouvelles. Les voici !

Que vais-je vous raconter ? Des histoires de coton et de crochet ? Je confectionne des chapeaux d’été en ce moment. Quelques-uns pour ma boutique, d’autres pour offrir…

Je me suis un peu remise à écrire, quand je dispose de suffisamment de temps pour cela (et malheureusement, avec la gastro qui atteint les enfants un à un, mon temps libre est limité). Un minuscule texte peut-être pas terrible (je ne parviens plus à le juger, mais je crois qu’il est très moyen) pour le concours d’écriture d’Idée du désir (mais j’en ai parlé déjà, non ? Je dois radoter) et puis un texte plus long (30 000 signes à l’heure actuelle) qui va me mener je ne sais où. Il me mène d’ailleurs où je n’aurai pas dû aller d’après l’incipit, si bien que je dois tout retravailler pour créer une cohérence entre le début et le moment présent. Pas sûre que cela donne quelque chose de présentable.

Une autre question me taraude : pourquoi ce besoin humain de rencontrer, d’approcher ses semblables ? On vient de m’inviter à boire un café et je soupire. Pourtant, j’ai dit que j’avais envie et besoin d’être seule, que j’avais trop de choses à faire pour perdre du temps en bavardages, mais non… le message a été compris pour un temps très limité (j’ai eu une semaine de répit). Je me posais une question similaire au cinéma, dimanche, alors que je m’y trouvais avec mon fils cadet. Si nous nous plaçons en avant, sur le côté, c’est pour nous isoler. C’est nécessaire, car mon fils n’a pas toujours le comportement que les gens attendent lorsqu’ils se trouvent au cinéma et il vaut mieux éviter qu’il gêne d’éventuels voisins. Or, nous nous sommes retrouvés encadrés, cernés je dirais…  Au secours ! Pourquoi les gens nous ont-ils ainsi collés ? Nous avons dû changer de place, choisir un endroit plus isolé. L’instinct grégaire, quelle horreur.

A présent que j’ai fait part de ma misanthropie, je peux conclure ce billet…

Ah non, une dernière chose : Pascaline du blog Une femme et des livres a écrit un texte tellement chouette sur ce qu’elle a lu de moi que je vous en donne le lien. (Jean Claude Thibaud n’y aime pas – en commentaire – le manque de poésie de mes textes, mais je ne souhaite pas écrire de poésie… A chacun ses dadas.)